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Que des images

Oui ce ne sont que des images mais qui peuvent donner une projection convenables d’une réalité. Cela commence par un immense espace où foisonnent, telles des particules browniennes, des demi idées qui se heurtent et souvent disparaissent dès qu’elles rencontrent leur opposée. Il s’entend comme un leitmotiv un nom qui se murmure de partout : Hilbert, dont la douce sonorité est un apaisement à la vectorisation de l’énergie. On peut entrevoir des sortes de bulles qui se forment, grossissent puis disparaissent ; plus rarement elles deviennent presque fiables puis disparaissent à leur tour. Ce sont des tentatives d’univers qui se font par une rencontre triangulaire entre deux idées opposés et une troisième qui les tient à faible distance l’une de l’autre. Si cette dernière peut immédiatement devenir consciente de ses capacités, elle forme le triangle originel auquel viennent comme s’agglutiner d’autres paires d’opposés. Mais presque chaque fois la bulle explose en rejetant au loin les particules désemparées qui rejoignent le foisonnement brownien. La durée éphémère est due à la faiblesse de la troisième idée qui ne peut tout contrôler faute d’avoir mis en place un accès direct à l’énergie de la forte volonté ; alors l’embryon d’évanoui.

Au-dessus de ce champs une immense image informe déverse sans cesse des énormes quantités d’énergie : de la volonté brute primaire sans objet fixé mais qui inonde le champ de sa force motrice.

Il peut arriver dans une partie un peu à l’écart de ce champ que de ce magma émerge une bulle de bonne taille qui semble en équilibre contrôlé. C’est que la troisième entité a pris conscience de la nécessité de l’énergie et a trouvé le moyen d’en canaliser une partie à son profit par induction ; alors le processus peut se développer. D’autres consciences viennent se joindre à la première et un début d’organisation se montre. Cette prise de consciences est nommée Big Bang tant elle est violente psychologiquement.

La première des décisions de conscience est d’imaginer la matière qui sera la colle de fixation des idées et leur transformation en pensées ; la seconde est d’imaginer le temps afin de permettre à cet ensemble de pouvoir être observé puis d’évoluer.

N’oublions pas que cette description est une image ; mais les idées et conscience hypostasiées c’est-à-dire subissant l’emprise de la matière et la dégradation due au temps, imaginent avoir une existence propre. C’est ainsi que débute un univers, notre univers.

Un examen approfondi de la totalité du champs de demies idées permet de percevoir que de son autre côté existe symétriquement mais inversée à tous points de vue une sorte de «contre-univers» fonctionnant apparemment sur les mêmes bases mais à polarité inversée, telle une contre épreuve de construction symétrique à la nôtre ; s’il fallait une nouvelle preuve de la construction duale, nous l’avons. Et, en toute logique, c’était prévisible car dans un vide total vous ne pouvez créer que par paires d’opposés et seulement par l’imagination.

Le système se développant puise dans l’énergie du champs le force nécessaire au stade ultime de son évolution : imaginer la vie ; c’est-à-dire donner aux consciences et à leurs idées agglomérées un espace pour des libertés indispensables à la survie et au développement de l’ensemble. Le processus avance pas à pas avec ses succès et ses impasses conduisant à un retour.

Il faut cependant donner aux consciences une existence propre tout en gardant la structure générale fusionnelle. Soit donc une idée indestructible de bien faire partie d’un ensemble tout en gardant ses libertés évolutives favorisant son développement ; et ce fut la création de la société, outil de bonne tenue des différences consciences selon leurs espèces et modèles créés.

L’univers se développant il devenait de plus en plus difficile de puiser dans le magma originel la matière nécessaire. Se souvenant que toute cette création reposait sur une paire d’opposés il fut aisé d’imaginer un mode de reproduction en créant de nouvelles qualités différenciées ; et ce fut la sexualité.

La machine avait mis en place tous les instruments de son développement harmonieux sinon que le foisonnement d’idées opposées n’était pas sans conséquences. Il nécessitait l’invention de toutes sortes d’outils que l’imagination permettait de construire : Pour commencer l’énergie considérable due à la volonté générale, moteur du système, devait être canalisée pour iriguer le tout ; ce fut la lumière qui sous la forme d’étoiles, inonda l’hypostasie ; l’expérience devant rester sous contrôle il fut crée un lieu de cantonnement des êtres conscients. Ce furent les planètes. L’idée était bonne et fut rapidement mise en œuvre et multipliée sans toutefois accueillir d’autres formes de vie. Et puis comment gérer cette énorme quantité de connaissances qui se faisait jour. La solution fut trouvée par l’organisation d’une croissance des porteurs d’idées similaire au foisonnement de celles-ci afin d’alléger la part de chacun. Consciemment ou pas les porteurs étaient utilisés à cela. Et par un juste équilibre des choses il fut instauré un retour des idées mises au jour vers le champ originel. Ce fut l’inconscient qui fut l’agent discret de liaison entre entités et source. Mais il était indispensable à la survie et au développement de cette construction que les porteurs-acteurs finaux ne puisse pas remonter à la source, ce serait l’anéantissement immédiat de l’univers par la reconnaissance de la fatuité individuelle de cette construction. Il fallait, avant de permettre cela, faire évoluer les porteurs de l’inconscience vers la notion de jeu. Ce fut tout d’abord le théâtre pendant des siècles, puis les jeux de rôle, d’abord vivants, puis, progressivement, le virtuel qui emporta tout sur son passage. A tel point que les participants ont bien du mal à maintenant séparer les deux réalités entre le vécu et le virtuel.

C’est l’accès au stade le plus abouti avant le basculement total dans la réalité virtuelle.

Aussi l’humain ne manquant pas de ressources, a été capable d’imaginer deux solutions échappatoires à sa destinée fondamentale : la première qui fut nommée le bouddhisme fit que, à l’aide d’instruments psychologiques adaptés aux diverses formes de l’esprit humain, lui permettre de se positionner en équilibre entre les deux extrêmes de la dualité générale ; n’étant plus vectorisé, il peut alors échapper à sa destinée. Cela, en raison de son coût élevé dû aux spécificités de chaque école, n’a réussi à convaincre qu’une part marginale dans la société.

Bien plus importante est l’influence anéantissante d’une religion destructrice pour les cultures humaines et le psychisme de chacun de ses adeptes ; il s’agit de l’islam qui exige de ses membres, volontaires ou non, une soumission de tous les instants. C’est la tentative la plus aboutie de la partie autodestructrice de l’esprit humain qui pourrait conduire à l’annihilation de l’expérience en cours. Mais ses promesses et conditions de participation peuvent le rendre très fragile devant une forte volonté opposante. C’est la religion de la décadence.

Ces déformations étant exposées, il reste pour les adultes, ce que la nouvelle physique de l’infiniment petit leur laisse apercevoir : une autre réalité de l’univers très différente de la précédente qui reposait totalement ou presque sur la notion de causalité ; il leur fallait accepter maintenant une autre logique beaucoup moins sécurisante mentalement, avec ses parts d’incertitudes et sa logique statistique. Mais les outils se mettent en place rapidement et d’une matière quasiment simultanément entre la physique quantique et l’intrication, et la notion de synchronicité développée par C.G. Jung pour faire entrer la reconnaissance de l’autre fonctionnement des transferts de la connaissance ne relevant pas de la quasi certitude causale, même si la vérification et le contrôle du résultat impose encore, mais indirectement, de passer par la causalité. La perception de l’univers ne sera plus jamais pareille. De même pour toutes les créations, créatures sensibles jouant à rompre avec la monotonie d’un univers d’idées organisée, la superposition quantique étant prometteuse de possibilités de traitement des idées maintenant justifiées en pensées, hypostasiées ou non !

Ceci entraîne également l’intégration dans l’esprit humain de la réalité des notions d’entropie et de néguentropie ; car si la causalité entraînait nécessairement comme conséquence annexe l’entropie de toutes choses il est découvert que l’infiniment petit, de par même ses lois de fonctionnement, permettait l’inversion de la dégradation entropique par une réévaluation possible et praticable des décrépitudes de l’univers dont la plus simple expression est le dépassement de la dualité par un troisième état créé par la capacité de superposition qui peut conduire à des états multiples de combinaisons. Ce ou ces «peut-être» qui restent inacceptables en tant que états supplémentaires pour les tenants de l’unique causalité devra faire son chemin dans des esprits neufs de nouveaux mathématiciens. Ceci en n’oubliant jamais que les mathématiques sont un outils tant qu’elles n’ont pas pu prouver qu’elles peuvent être par elles même créatrices de vie autre que virtuelle en plus d’être descriptives et parfois explicatives.

Le système et l’humanité va ainsi se trouver devant le choix de la continuité de la vie ou sa transformation en virtuel. Je pense les deux possibles et que nous sommes près de la croisée des chemins. Mais dans les deux cas cela se fera avec une très grande perte de substance quantitativement, ne laissant qu’à un tout petit groupe qualitatif la continuation de l’expérience pour finir en formant ce que certains nomment dieu.

En résumé l’univers est d’abord une machine qui fixe les idées en pensées dans une immense base de données nommée Noé dans la Genèse de l’Ancien Testament, et transforme la vie en un jeu de rôles, ou encore un jeu de rôle transposé en vie.

Et aussi, comme l’a écrit Bergson notre univers serait «une machine à faire des dieux» dans la mesure où ce mot de dieu peut avoir un sens car à quoi peut-il être relatif dans un univers binaire?

Références :

En ce qui concerne les particules errant dans le champ de Hilbert, transformées en objets/images par les consciences on peut en trouver une liste ici : http://slideplayer.fr/slide/3681848/

Mais il s’en crée tous les jours de nouvelles selon les besoins ! Nous nommons cette action «découvrir»

Bergson : Les Deux sources de la Morale et de la Religion (in fine)

Les autres en cherchant sur internet.

De l’Honnêteté Intellectuelle

Je me suis chaque fois posé la question : comment s’appuyer honnêtement sur les travaux antérieurs ?

Je trouve deux cas de figures :

  • Utiliser les outils laissés ; c’est le cas des langues, des grammaires , etc.
  • Se référer à des travaux dont on prend la suite ; alors deux cas : – les préciser  –  les développer, éventuellement les critiquer.

Si le premier cas ne pose pas trop de problèmes après l’avoir annoncé, le second est plus délicat : préciser des travaux antérieurs signifie les approfondir ou les dévier ?  Les développer est encore plus délicat car il y entre nécessairement beaucoup d’idées et même ,de méthodes qui ne peuvent être appliquées sans risque à l’auteur premier. Là nous sommes très proches de la malhonnêteté intellectuelle.

L’exemple le plus connu [ou pas reconnu] est celui de l’Ancien testament de la Bible.

Il y a tellement d’incohérence, de non-sens et de contre-sens et même de stupidités que s’en devient incroyable.  Alors les glossateurs, tous sous influence du monothéisme, ont, même de nos jours, fait tout ce qu’ils pouvaient pour post justifier ce texte bien plus ancien pour qu’il puisse servir d’appui et justifier la doxa monothéiste. Le plus simple fut le dogme : circulez il n’y a rien à voir !

Incidemment cela imposait aussi de voir nos récents ancêtres comme des demeurés imbéciles , à la limite, n’ayant pas d’âme ! Et les contours de contorsionnistes pour justifier qu’ils auraient du être monothéistes !

La plus simpliste est le coran qui aurait directement été dicté par dieu !!

Les premiers à utiliser ce stratagème furent les grecs quand ils rencontrèrent les égyptiens décadents. Déjà naquit la confusion organisée entre temples et universités , entre dieux et Principes ou aussi archétypes.

Je me suis souvent posé la question : quelle justification donner pour avoir créer une race d’imbéciles moutonniers et crédules en utilisant les risques inhérents à la vie ?  Sachant de plus que tous nous mourrons quoique nous ayons fait et que nous fassions !

Lorsque on commence à se poser de telles questions on peut chercher des explications nombreuses et un peu justifiées : évolutions économiques permettant un meilleurs contrôle de la planète et une meilleure sécurité. Un bon guidage de peuples insoumis ? Mais à quoi ? À qui ? Pour quelle finalité ? Est-ce juste pour le plaisir de tel ou tel dictateur ou entraîneur des foules ? Alors nous sommes juste des animaux comme les autres, peut-être juste un peu mieux lotis en synapses.

Mais, parfois, rarement, un membre de la communauté sort du sommeil ordinaire puis, poussé par quelque raison ou force inconnue, émet des hypothèses allant à l’encontre de la doxa ensommeillée. Puis tout se rendort tranquillement. Mais la trace reste et sera reprise par un autre éveillé.

Le groupe de population le plus évolué de tous les temps y compris du nôtre est celui de l’Egypte pharaonique ; il faut remarquer que plusieurs millénaires n’y sont pas pour rien, leur isolement entre deux déserts non plus, enfin leur richesse non plus. Leur testament est représenté par justement l’Ancien Testament livre hiéroglyphique comme l’a magistralement démontré Fabre d’Olivet.

Sa cosmogonie a servie de base de réflexion aux philosophes grecs qui sont venus nombreux et longtemps apprendre de l’Egypte et de ses professeurs d’universités.

En opposition de la doxa monothéiste, la gnose permis la conservation de la pensée dissidente la compréhension des hiéroglyphes ayant disparue. Ce n’est qu’au 19 ème siècle qu’en France deux savants permirent l’évolution des connaissances : Champollion et Fabre d’Olivet ; ces deux génies inspirés laissèrent leurs traces qui furent tant bien que mal effacées par la doxa monothéiste : Champollion par les très nombreux exégètes qui déformèrent son travail et Fabre d’Olivet par l’oubli.

Et, en pratique, tous ce qui concerne l’Egypte pharaonique est contrôlé et censuré de très près. J’en ai des preuves imprimées.

Cela n’a rien à voir avec une quelconque conspiration mais toute la société reposant sur la pyramide découlant du monothéisme, devrait s’effondrer sous le poids des révélations d’une autre réalité bien plus probable et explicative des nombreux mystères essentiels au système nous portant. Alors devant les troubles profonds que cela pourrait engendrer les dirigeants en place préfèrent glisser cela sous le tapis en laissant le temps faire, peut-être, les choses. Une autre probabilité réside dans la possibilité de voir se perpétuer et se développer la connaissance par d’autres voies bien moins visible mais habituelles, jusqu’à la masse critique qui fait basculer des situations. N’en fut-il pas ainsi de l’effondrement de l’URSS sans autre déclencheur qu’une masse d’esprits synchrones.  Il en fut aussi ainsi il y a deux millénaires lors du passage au monothéisme.

Alors que disent ces futurs. Que d’abord la structure pyramidale n’est qu’une étape dans l’évolution.

La prochaine devrait être plane sans presque d’aspérités; cela signifie la prise de conscience que chacun de nous étant une pièce du puzzle, aucune ne peut prétendre avoir plus d’importance que n’importe quelle autre. Seule l’image complète a de la valeur. L’hypostasie des sous-ensembles n’ayant été qu’une étape vers la finalité de l’univers que nous avons créé afin de fixer l’images des Idées d’un univers de connaissances et de potentialités à révéler.

La trace que laisse Ælohîm « l’Être des êtres » dans tous les esprits, en positif ou négatif, est ce sentiment indescriptible de déité. Il a conduit à de très grandes choses et aussi à de grandes soumissions. Les soumissions étant principalement le fait des religions qui ont exploité et exploitent encore ce sens. Les grandes choses étant le développement de la recherche intérieure comme l’ont si bien fait les égyptiens puis Maître Eckhart ou encore plus récemment Bergson.  Le dernier travail, considérable, est celui de C.G. Jung qui nous a ouvert un grand nombre de portes conduisant au savoir.

Ainsi ce savoir, tant de fois étouffé, ne se perd jamais et resurgit alors qu’on le croyait méprisé et perdu. Un jour viendra où il sera compris et accepté par un grand nombre sera le prochain plus grand saut de conscience que fera l’humanité. Il sera déterminant pour la poursuite de sa fonction et de son existence.

 

Conte

Le Fond émit une idée. Voulant la fixer, donc la faire « Pensée », il découvrit la Forme; puis, la contemplant, il ne la reconnut point. La Forme avait sienne l’Idée: la Pensée avait pris Forme. Mais, ce faisant, la Forme faisait Penser ; et l’œil étrange modifiait la Pensée; et le Fond s’enrichissait de quantités d’idées nouvelles, filles de l’Idée du début du cycle de mise en forme du monde des idées.

Ainsi naquit un univers: Forme d’un ensemble d’idées. Et l’univers grandit, grandit, restant ainsi en cohérence avec la masse toujours grandissante de l’ensemble idées.

Jusqu’au Big Bang Qui fut la première prise de conscience de l’oeil étrange qui  se sut « observateur ». Cette première prise de conscience, ce premier pas d’individuation, cette première réponse au champ chaotique du Fond, c’était le premier « Moi ».

Ce moi se donna une forme adaptée à sa nouvelle évolution ; et s’occupa de contrôler le développement de son environnement.t

Projet d’économie raisonnée

Tentative de compréhension de l’économie

Sans vouloir tenir compte de toutes les théories économiques précédentes, il est possible de partir du constat actuel de l’échec de tous les remèdes utilisés.

La monnaie

Créer de la monnaie est une chose, contrôler son utilisation en est une autre. Car la monnaie doit bien aller quelque part. Donc à partir de les banques centrales créatrices de cette monnaie électronique, la première destination sont les banques.

Les banques, normalement, prennent le moins de risque possible et donc prêtent en priorité aux états qui présentent comme garanties les ressources des impôts et taxes existants ou à créer. Puis, en seconde position les entreprises les plus importantes c’est-à-dire tout d’abord elles-mêmes, mais nous y reviendrons, puis les multinationales et enfin quelques prêts locaux offrant les meilleures garanties, ou copinage politique ou autre. Et, tout en fin quelques bribes dans l’économie réelle plus particulièrement les prêts immobiliers couverts par un apport substantiel.

Pour continuer dans la plus simple, les entreprises multinationales utilisent ces fonds soit pour moderniser leur équipement (robotisation essentiellement) soit pour acheter des concurrents ou des entreprises complémentaires de leurs activités afin de grossir et se mettre à l’abri des prédateurs. Et là nous entrons dans la psychologie des grands chefs d’entreprises qui n’ont en réalité qu’un but : devenir les plus gros, les plus puissants et éventuellement les plus rentables. Leur actionnariat est très rarement contrôlé par une seule main, parfois par une famille, mais l’essentiel est détenu par les fonds de pensions qui veulent des dividendes afin de payer leurs retraités. Enfin il existe marginalement des entreprises qui rachètent leurs propres titres afin de mieux contrôler leur capital.

Les plus grosses entreprises vont se développer en investissant dans de nouveaux pays de préférence à faible niveau de développement économique, donc à main-d’œuvre peu coûteuse pour les tâches à faible niveau technique donc ne nécessitant pas de spécialistes en nombre, les tâches de production étant assurées par les robots.

D’où cette défenses très forte d’une mondialisation si possible sans frontières et uniformisée afin d’optimiser la gestion de ces multinationales. Cette volonté dispose d’énormes moyens tant financiers que médiatiques pour protéger ses intérêts. Seuls les peuples peuvent s’y opposer quelque peu, mais nous verrons les motifs et quelques conséquences de cela plus loin.

Après les entreprises, mais tout aussi importante et assez compréhensible, est l’utilisation de la monnaie par les états. Tout d’abord son fonctionnement qui tend à devenir toujours plus important et plus coûteux ; je ne décrirais pas cette partie que l’on peut trouver dans d’innombrables ouvrages et articles. Mais plutôt de ses périphériques qui sont autant de groupes de pression et de soutiens aux pouvoirs en place, sans jamais ou presque, être  supprimées mais bien plutôt institutionnalisés par consentement mutuel. Ce sont les innombrables comités, associations et « groupes » de travail et de recherches qui représentent, additionnés, des montants de dépenses considérables et bien difficilement chiffrables sans un travail de compilation pendant une vie humaine !

Ensuite viennent aides et subventions à toutes sortes de minorités ou groupuscules dont les plus importants sont quelques entreprises en difficultés dans des points politiquement stratégiques, ou dites de sécurité publique, ou encore d’utilité publique dont le meilleur exemple sont les subventions à la presse.

Mais le gros des dépenses concerne la santé, le chômage et les retraites. La santé qui est utilisée politiquement pour agrandir la dépendance des sujets. Les indemnités du chômage sont des éléments de même ordre. Les retraites françaises par répartition fonctionnent bien en période de croissance mais se révèlent ingérables lors de récessions prolongées.

Enfin les banques. Jusqu’à ce que Giscard d’Estaing et les fonctionnaires européens décident que les états ne pourraient plus emprunter directement aux banques centrales puis à la BCE, les banques étaient dirigées par des professionnels à la morales rigoureuse et la profession avait des pratiques strictes qui limitaient les risques systémiques et irriguaient assez convenablement l’économie réelle. Avec Giscard et l’entrée de la technocratie dans le système bancaire les choses ont pris une toute autre tournure : il fallait « faire » de l’argent à tout prix et les nouveaux patrons surent s’entourer de spécialistes très qualifiés qui surent très vite transformer les banques en casinos spéculatifs en inventant et/ou développant des produits qui n’avaient plus rien à voir avec la gestion normalement prudente des banquiers. Le tout compensé pour l’économie réelle par l’explosion du crédit pour des particuliers n’offrant de plus en plus souvent des insuffisances de garanties mettant en péril le système. Alors fut imaginé les « subprimes » qui sont aux crédits à gros risques ce que la tontine est à une économie normale. Partis des USA ces produits furent placés dans quasi toutes les banques occidentales alléchées par des taux de rendement pourtant bien inférieurs à celui qui serait demandé pour ces produits à haut risque. C’était et c’est toujours la mutualisation de créances très douteuses. Les réserves des investisseurs institutionnels et des banques en sont bien pourvus. Maintenant ce sont les banques centrales qui les rachètent pour éviter tant que possible les crashs bancaires.

Sans parler des divers produits dérivés issus de l’imagination sans limite de la technocratie bancaire qui sont devenus incontrôlables. Des mesures dictatoriales ont même dû être prises pour éviter les crises gravissimes. Un seul exemple : les certificats boursables sur l’or que de très nombreux particuliers ont achetés mais qui ne recouvrent en fait qu’extrêmement peu d’or physique. Les banques ont obtenu par la loi que les clients ne puissent pas demander la livraison de la matière réelle. On en est même à douter de la réalité des réserves d’or de certains états qui ont pu les prêter ou s’en servir pour des opérations de rémérés.

Pour faire simple, de très nombreux pans entiers de l’économie sont devenus virtuels et ne reposent sur aucun fond de réalité. Le plus visible et le plus dangereux étant celui de la monnaie dont les émissions asymptotiques de nombreux pays, parmi les plus importants économiquement, ont atteint des niveaux impossibles à résorber ni même à gérer. Seul le paiement des intérêts reste crédible tant que les taux d’intérêts restent gérables aux très bas niveaux actuels. En cas de hausse des taux c’est l’explosion économique puis sociale assurée qu’aucune levée d’impôt ne pourra combler dans des pays déjà au bord de la paupérisation.

Cet état des lieux étant fait dans ses grandes lignes, il reste à proposer des solutions.

Une parmi les plus intéressantes consiste à retrouver les monnaies nationales pour l’usage interne et conserver l’euro pour les échanges internationaux. Chaque pays pourrait ainsi gérer son économie interne et réajuster le cours de sa monnaie par rapport à l’euro en fonction de ses choix économiques et sociaux. Cela implique de fermer les frontières et de rétablir une barrière douanière pouvant protéger les initiatives locales d’une concurrence mondiale jusqu’à une lointaine adaptation des productions et services à l’échelle mondiale. Ainsi la transition vers la mondialisation pourrait se faire en douceur sans nécessiter la destruction des valeurs locales. De plus le rétablissement d’une barrière douanière permettrait la régulation des mouvements de population.

Cette possibilité semble de plus en plus avoir les faveurs de nombreux économistes avant de parvenir à pénétrer la sphère politique qui est par construction frileuse et bien souvent sclérosée par le risque électoral. Il est donc nécessaire de former la population à cette évolution mais il est quasi certain qu’elle rencontrera une acceptation naturelle chez une majorité de gens. Le souvenir de la Lire, de l’escudos, de la pesetas et des francs est encore dans beaucoup de mémoire et porte un « mieux vivre » nostalgique.

Comment revenir en douceur à une économie normale ? Je vais me cantonner à l’Europe qui représente une charnière entre les très grandes puissances économiques et les pays en voie de développement.

La mondialisation, étant voulue accélérée par les grands groupes internationaux, conduit à un début de révolte des éléments mediums des sociétés : les cadres. Ils ont les outils intellectuels pour entrevoir leur sombre avenir les capacités pour intervenir. Il en est ainsi de leur jugement sur la construction européenne qui les laisse sur le bord de la route au profit de fonctionnaires et de quelques milliardaires opportunistes. Leur seule possibilité car ils sont de nature peu révolutionnaires, va se retrouver dans les urnes lors d’élections qui verra de plus en plus des tendances privilégiant  des mouvements  souverainistes.

Mais c’est probablement le passage obligé pour pouvoir envisager de bâtir une autre Europe plus respectueuse des particularismes culturels et sociétaux avant de laisser une économie mondialisée prendre ses aises. La lutte est et sera farouche tant les moyens mis en œuvre sont considérables de part et d’autre : les puissances de l’argent face à la volonté populaire exprimée dans les urnes. D’autant que les puissances financières ont mis la main sur l’essentiel des medias à l’exclusion de la toile où se retrouve regroupés les tenants du souverainisme. Aux USA l’élection de Trump a été le coup de semonce et les élections françaises sont le deuxième grand test. Cela déterminera la réalité de la volonté des peuples à résister à l’uniformisation mercantile de la planète ; la France étant encore un modèle reconnu de haut tenu démocratique, bien que très entamée par la manipulation pour la doxa, assénée pendant plus de trente années, de socialisme mondialiste.

Cette internationale socialiste s’est aussi appuyée sur l’entrée d’une population à la culture très différente et même opposée à l’occidentale ; il s’agit de l’islam. La connivence s’appuie sur la même volonté de mondialisation et la même finalité économique : peu « d’élus » pour diriger la masse énorme des pauvres si possible incultes jusqu’à se réfugier dans la croyance d’un « dieu » transcendant  dont ils sont les esclaves soumis.

En refondant une mondialisation respectueuse de toutes les cultures et de toutes les croyances pourrait conduire à un juste équilibre pour une vie harmonieuse mais nécessiterait une autorité et un bras armé faisant respecter cet ordre des choses. C’est assez loin d’être imaginable dans le monde décomposé actuel et peut-être faudra-t-il en passer par une descente aux enfers pour en arriver là. Je laisse à l’imagination et à l’expérience de chacun pour décrire ce que pourrait être cet enfer.

D’autant que notre planète n’offre que des ressources limitées pour un nombre exponentiel d’individus et il ne sera pas facile de trouver le bon équilibre en la qualité de vie désirée par chacun et le nombre de gens pouvant y accéder. Nous sommes bien loin de toutes ces réflexions mais il faudra bien un jour en poser les bases.

Ou bien imaginer poursuivre notre développement vers d’autres planètes. Mais à ce jour nous entrons dans la science fiction.

 

 

 

Pensées venant

La lecture de l’article intitulé  Pharaon vs Moïse paru dans Dreuze.info le 13/04/2017, m’a conduit à rédiger le texte critique suivant :

Encore une explication des problèmes actuels en refaisant l’histoire. C’est une manie de notre époque de vouloir justifier les situations actuelles en re-fabricant l’histoire pour expliquer ou justifier les positionnements de nos jours. Ce besoin, provenant des USA qui ont besoin de retrouver des racines n’ayant jamais existées ou perdues, quitte à reconstruire un conte en donnant une explication historique qui ne devient plausible et justifiée que par des pseudos conséquences  dans notre époque.

Je constate que jamais l’Histoire n’a jamais autant été manipulée comme alibi  à des conséquences modernes que rien n’explique ni, éventuellement, n’excuse. C’est l’effet qui explique la cause et est justifié par elle. Nous sommes à une époque tellement troublée que le cercle vicieux du raisonnement est la forme la plus utilisée d’explication. Au détriment de toute logique classique. Peut-être est-ce une conséquence de la découverte de la relativité en physique qui vient bouleverser l’histoire humaine. Je crois que la relativité a eu comme une de ses conséquences les plus importantes, une modification de la relation de l’homme dans sa vision de l’univers, de ses modes de pensée et donc du fonctionnement de  son cerveau.

Un procédé similaire est utilisé actuellement en politique, en économie et en traitement de l’information. Nous vivons sur un fond de sables mouvants, ce qui présente l’avantage de déstabiliser tous ceux qui pensent dans la population et affaiblit l’esprit critique de tous et ainsi permettre un Grand Remplacement des anciennes valeurs sans trop fortes oppositions. Ses inconvénients portent sur une faiblesse générale qui peut conduire à une forme sociale de Big Brother et d’esclavagisme à très grande échelle.

Ecrit le 12/04/2017 avant le résultat des élections présidentielles françaises qui font suite  aux élections US qui ont vu la surprise de l’élection de Trump.

Mais que sera l’avenir de tout cela : mondialisme continuant ou régression momentanée en souverainisme afin de laisser place à une mondialisation plus acceptable que l’actuelle accélérée et la destruction des anciennes cultures dans un magma informe d’un nivellement économique et culturel.  

Petites études 2

Essai phénoménologique de cosmogonie

En raisonnance avec le cogito de Descartes, il est remarquable que la seule constante que l’on retrouve dans tous les phénomènes en soit leur construction dualiste. Cette dualité est la base de toute matière, de toute pensée, et de leurs développements. Ainsi :

– La notion physique de matière repose, en dernière analyse, sur la dualité que nous nommons arbitrairement « positif et négatif », ou « particule ou ondulatoire ».

– Les idées ne peuvent exister que par les opposés : Qu’est-ce que le Bien sans le Mal et qu’en serait-il du Mal sans le Bien ; les contraires s’entre définissent !

– Et ceci est développable à l’infini. De telle sorte d’ailleurs que la confusion de toutes ces paires donne un total égal à 0 en existant et à 1 en étant. Cet être ne pouvant se révéler en existence que par paire c’est-à-dire 2.

Seulement il reste que la dualité est logiquement insuffisante : il faut un troisième élément que l’on peut qualifier d’observateur : celui qui sait, qui peut dire et qui peut juger que deux idées originaires existent et s’opposent. Ce jugement entraîne alors sa qualification soit d’objectivité s’il s’insère dans le système descriptif de la science qui donne une existence à l’objet observé en tant que tel, soit subjectif si ce jugement provient des sens seuls et ne donne d’existence à l’objet qu’autant qu’il y a un observateur pour le décrire.

Et ceci reste toutefois encore un récit inachevé car d’autres facteurs viennent intervenir : tout d’abord, le rôle décisionnel du jugement final est dédié en tout état de cause à l’observateur qui ne peut s’en échapper. Quel que soit le langage descriptif utilisé (scientifique : mathématique, logique ou autre ) il reste finalement soumis à une certaine dose de subjectivité.

Mais cette ‘trinité’ « observateur et deux idées opposées » est suffisante pour permettre la description logique d’une cosmogonie. Ce début de l’univers est lui-même, depuis l’origine des temps (soit, pour nous, en fait, depuis l’écriture) l’objet de deux conceptions diamétralement opposées : la matière a sécrété l’esprit, ou l’esprit a conçu la matière. Elles sont donc elles-mêmes naturellement dualistes.

Notre civilisation occidentale tente de démontrer une cosmogonie matérialiste dont un des pôles est constituée à partir d’un « Big Bang », le pôle opposé pouvant se résumer en une création continue. Quel que soit le camp, il ne semble pas avoir obtenu encore le titre suprême de « vérité ».

Aussi m’a-t-il semblé intéressant de consacrer quelque temps à la comparaison des diverse constructions humaines, entre elles d’abord, puis d’en tenter leur synthèse. Ces constructions mentales pouvant être considérées comme les conceptions (parfaitement subjectives) les plus remarquables, sans donc que le choix tienne un compte particulier de jugements scientistes portés sur elles, comme sur toutes les sciences humaines d’ailleurs.

Les premières années de travail ont porté sur la recherche et le collationnement des grands exemples de pensées humaines. Nous disposons maintenant, grâce au travail d’analyse considérable tant en quantité qu’en qualité accompli par les chercheurs et penseurs de ces trois derniers siècles, de matériaux nombreux, de très haute qualité et de conceptions et hypothèses variées et originales. La réelle et seule difficulté étant constitué du nombre des documents à réunir. Mais je dois dire qu’en raison des immenses qualités de clarté et de concision, ce travail a pu être réalisé bien plus rapidement que prévu. Et puis, le développement de la micro-informatique et de ses logiciels, et sa mise à portée à coûts très faibles, ont laissé gagner un temps considérable tant dans ce travail lui-même que dans le temps annexe à sacrifier, pour l’acquisition de ces outils eux-mêmes.

Or donc, l’étude a porté sur la physique théorique : la mécanique quantique, la Relativité, les cosmologie, les théories opposées du chaos et des catastrophes, la conception « entropie contre information » de l’univers, etc. ; puis, la mythologie, plus particulièrement le mythe d’Héraclès, description de l’homme devenant divinité, et le symbolisme des épreuves pour opérer cette transition.

L’astrologie, comme autre vision descriptive de l’évolution humaines et de celle de l’humanité entière.

Puis la logique mathématique a été ajoutée.

De ce patchwork, de ce fatras, ressortait en permanence une vue uniforme et lancinante, d’un homme observateur et conscient de lui-même, auquel, globalement, rien n’échappe, surtout pas une vision évolutive de lui-même qui reste en permanence parallèle à celle de son espèce.

Il fallut le vérifier dans le plus grand nombre de cas possibles, en variété et dans le temps : sciences théoriques avec leurs hypothèses multiples  contradictoires, non pour les relever elles-mêmes, mais pour en dégager l’orientation du sens général afin de constater un recoupement ou une contradiction avec l’hypothèse émise.

Puis la sociologie, l’ethnologie (compris l’ethnopsychanalyse complémentariste); or, tout, absolument tout, retrouvait une cohérence dans l’enrichissement de l’hypothèse !

Jusqu’à la rencontre avec l’Egypte pharaonique et ses langages. Le choc ne provint pas des somptueux monuments, ni de la statuaire à peine égalée encore, ni du Livre des Morts, ni même, dans un premier temps, des conceptions religieuses et des images divines les hypostasiant, toutes choses que rien ne nous permettait de comparer à nos propres références, sauf à faire ce que d’aucuns ont osé : des projections hypothétiques réalisées à l’aide de nos propres croyances.

Non ! Ce choc vint des papyrus Rhind et Smith ; le second présente la chirurgie[1] avec des connaissances directement comparables aux nôtres et présentées selon la même conception rationnelle que la nôtre, avec toutefois une différence essentielle : les Egyptiens pharaoniques refusaient d’étudier des morts ; et leur diagnostique s’en ressent : ils étudiaient la vie et la guérison, laissant à la religion le soin des mourants et des cas désespérés.

Le papyrus Rhind concerne les mathématiques. Les Egyptiens ne retenaient que les fractions pour leurs calculs et ainsi avaient résolu la plupart des difficultés inhérentes aux nombres irrationnels ; ainsi ni pi, ni le nombre d’or, ni même la quadrature du cercle, n’étaient problèmes pour eux[2]. Ils connaissaient le zéro, la notion d’infini, et les nombres irrationnels mais les avaient rejetés comme philosophiques, du domaine métaphysique, et donc inutiles dans l’univers physique.

En géométrie, la base qu’ils retinrent, comme étant le reflet de la vie, était le volume. Dont ils tiraient, par projection réductrice, les plans à deux dimensions et ensuite les mesures à une seule dimension, qu’ils nous montrent encore avec les valeurs de référence dans presque tous leurs dessins sculptés.

Toute cette science multimillénaire était concentrée dans les temples intérieurs auxquels n’avaient accès que les plus savants d’entre les ‘prêtres’[3]. C’est dans ces temples que les étrangers pouvaient venir se pourvoir en informations de toutes sortes : pour les Grecs, informations surtout utilitaires, pour lutter contre la pauvreté de leur terre caillouteuse permettant la pousse des seuls oliviers. Par contre, avec les voyageurs de l’Est, fort nombreux en raison des échanges et guerres importantes de l’Euphrate à l’Indus, et dont la mentalité et les besoins étaient fort différents (pays très riches) les rapports étaient bien plus longs et profonds et ils venaient recevoir l’enseignement le plus complet selon leurs facultés intellectuelles.

C’est alors que je rencontrais le Livre de Moïse.

Moïse était sans conteste un membre important du temple intérieur égyptien[4]. Il en avait reçu l’éducation, la connaissance complète dont faisait partie les différents tours qui passèrent auprès des hébreux pour des manifestations divines.

Or, il y a trois mille cinq cents ans, que faire pour augmenter considérablement leurs chances de perdurer aux connaissances acquises ? La pierre, certes les égyptiens savaient très bien l’utiliser ; mais elle peut être détruite ou perdue par les éléments et par les hommes : les cas en sont nombreux. Et puis, l’information pouvant être portée par ce support reste limitée.

Le second facteur que Moïse avait à prendre en compte était la différence considérable des connaissances entre le sommet social qu’il représentait, et la base populaire qui recevait une formation dans un but seulement utilitaire afin d’éviter toute déperdition des richesses. Et cette organisation sociale était contrôlée et soutenue par les nombreuses divinités, projections d’une organisation universelle, crédibilisant une morale ; tous éléments qui ont permis plus de trois mille cinq cents ans de civilisation quasi continue.

Tout montrant que l’homme, déjà il y a cinq mille cinq cents ans, ne nous était en rien inférieur, ni en connaissance, ni en intelligence, ni en psychologie des masses, et que les structures sociales et mentales de l’époque permettaient une synthèse des sciences et connaissances à l’échelle d’un homme, il devient aisé d’imaginer, deux mille ans plus tard, Moïse et ses actions débarrassées de leur gangue légendaire merveilleuse, pour lui appliquer le traitement réaliste qui était, les résultats le montrent d’eux-mêmes, dans les capacités des hommes les plus instruits et évolués de son époque.

Il est moins vrai que ce soit toujours le cas de nos jours où deux millénaires de judéo-christianisme[1] nous ont profondément ancrés, entre autre, la croyance en notre supériorité massive sur les anciens, que nous voyons polythéiste donc arriérés, etc…, et que nous soyons prêts à inhiber nos hypothèses évolutives, et à accepter que notre chemin ne nous conduise pas nécessairement vers un « mieux ou meilleur » indubitable.

Or, Moïse voulait, d’une part protéger les connaissances acquises pour les millénaires à venir et, d’autre part, désirait (pourquoi pas à la suite d’un pari ou d’une discussion provoquante contradictoire avec mise au pied du mur) réaliser in vivo une expérience de monothéisme. Ceci sans risquer la destruction de son pays par déstabilisation du tissu social égyptien ; enfin, et je tenterai de le montrer plus loin, faire accélérer le processus évolutif de l’humanité dans le sens de sa vraie finalité qu’il connaît bien.

Les conditions étaient favorables :

Quelques tribus sémites éparses venaient de terminer la construction de la nouvelle résidence de Pharaon (Ramsès II) Pi-ramsès, et les égyptiens ne savaient plus que faire d’eux[2]. Ces tribus n’avaient aucune organisation sociale forte ni aucune religion propre, ni même de langue propre[3].

Alors, les emmener dans le désert avec l’espoir d’une terre promise, leur faire entrer l’idée simple d’un Dieu vengeur dont ils sont les uniques élus, cela, aidé par quelques « miracles » qui ne sont pour Moïse que des tours de prestidigitation élémentaire (buisson ardent, haut-fond de mer, etc..) et surtout, surtout, (et c’est en fait pour cela que Moïse les a nommés ‘élus de Dieu’) ils doivent conserver le Livre ! à tout prix. Les hébreux, bien entendu, n’ont de tout ceci qu’une compréhension seulement littérale ; seuls quelques individus évolués (ou élèves doués du temple) qui ont décidé de suivre Moïse, en connaissent le sens hiéroglyphique transmis seulement par tradition orale. Ils seront très probablement à l’origine de la gnose.

Que ceux qui ne veulent pas me suivre dans cette description regardent simplement autour d’eux, aujourd’hui. Les choses ne sont pas changées : bien peu d’esprits clairvoyants et forts, noyés dans une multitude endormie. Et si quelques moyens ont changé, les buts fondamentaux sont restés les mêmes avec toutefois des résultats sociaux bien moins bons pour nous. Bien sûr, je ne vise pas ici le confort matériel seul, mais bien les conditions générales de vie.

Pour les égyptiens évolués et savants, les dieux sont à la vie sociale ce que les panneaux de signalisation sont au code de la route : des signes. Leur seule observation le démontre à l’évidence de par le masque même qu’ils portent. Le symbolisme égyptien justifie d’une étude psychologique approfondie, non encore rédigée à ma connaissance. Leur gestion du passage de la mort et de l’après vie en est la conclusion richissime.

 

 

[1] Voir pour le christianisme : Aion de C.G.Jung Albin Michel.

[2] Les tribus nomades venaient se réfugier en Egypte lors des sécheresses et donnaient leur travail contre la nourriture. Il a même été retrouvé les vestiges de villages de travailleurs non loin de constructions. C’était cyclique et classique.

[3] Trouver des émigrants résistant plusieurs siècles aux langue et coutumes du pays refuge est impossible. Cf., quoique 1200 ans plus tard,  après seulement 70 ans de déportation à Babylone, les mêmes hébreux, alors qu’ils ont un roi, un dieu fort, ne conservent rien de leur langue.

[1] Retranscription sous Sésostris : 1800 av. J.-C. d’un texte datant d’Imontep (IIIème dynastie, – 2.000 ans).

[2] Pythagore nous en a transmis le parfum par la Grèce, mais bien diminué en quantité et qualités de connaissances. Voir plus loin l’influence de la Grèce sur notre connaissance de l’Egypte antique.

[3] Prêtres dont le recrutement était naturellement extraordinairement égalitariste et tout enfant doué pouvait se retrouver au poste le plus avantageux pour la société et pour lui.

[4] Sa parenté, même et surtout adoptive, avec la fille de Pharaon en est le meilleurs exemple pour ne représenter, peut-être, que le soutien de celui-ci et celle-là à ses projets et à leur montage psychosociologique.

Petites études 1

De la DUALITE

ou

Du BIEN et du MAL

 

 Dans le polythéisme, les dieux sont utilisés pour recouvrir toute l’échelle du Mal au Bien, et donc montrent aux hommes le développement d’une échelle de sensibilités. ( ou bien, il s’agit d’une image projetée des hommes les plus évolués et conscients vers les autres hommes ; ou encore d’une « indication » de l’inconscient collectif)

  La voie du Milieu nous positionne à l’abri, par équilibre, de l’attraction d’un pôle ou de l’autre. Ceci est la description (sommaire) d’un échappement, d’une indifférence libératrice conduisant directement au nirvana et à notre dilution individuelle dans l’extatique général. Il n’y a plus ici aucune trace de sensibilité.

Mais cet échec du développement des potentialités de l’Unité privilégie le chaos primaire à son détriment.

 Dans le système monothéisme, Dieu ayant confisqué le Bien, le devoir de l’Homme, qui a dû donc prendre le mal restant libre, est de lutter pour regagner le Bien en Dieu, en annulant les opposés. (Ce qui est dit sur l’accomplissement intégral du Mal est absolument réversible au bien, ou aux autres dualités telles que le Beau et le Laid comme au Japon.)

Mais l’effort demandé est tel que l’homme finit par se réfugier dans le matérialisme, sauf rares exceptions de forts introvertis qui émergent comme des phares montrant autre chose. Le parcours de la totalité de l’échelle est quasi inaccessible, mais les échelons deviennent ainsi fort nombreux et le développement de la sensibilité est excellent.

 Il existe une autre façon d’envisager l’étude du problème qui consiste en la reconnaissance de la totalité de l’échelle prise comme telle. Et alors, par exemple le Bien et le Mal sont considérés comme les deux extrémités archétypales de la même échelle qui devient de ce fait non vectorisée. Alors, nécessairement, l’homme, relativisant donc dominant, le Bien et le Mal, se positionne en Dieu. Et si, comme jusqu’à présent, la notion de Dieu est perçue comme transcendantale, elle doit être remplacée par celle, immanente, d’un Inconscient collectif. Cet I.C. qui est en développement perpétuel par l’action, la vie, de tous ses vecteurs sous-ensembles.

Ainsi, depuis les origines, cet I.C. gère les hommes, les fait passer par tous les stades nécessaires à son développement psychique (et projeté pour examen, c’est à dire reconnaissance et comparaison, dans un espace-temps, univers image). Et les hommes le construisent, l’affinent, l’enrichissent dans tous les sens. Il faut bien dire que l’essai égyptien a donné une telle satisfaction, un tel plaisir d’enrichissement, qu’il n’a pas été possible de résister à son extension. Et c’est pour ce faire qu’a été émis, sourdis, Moïse, qui a su et pu propager l’expérience aux dimensions de la planète. Il a créé deux pôles, l’un au départ de la Grèce vers l’occident : superficiel, matérialiste, extraverti, l’autre qui lui est opposé en tout, massivement introverti,  vers l’Indus et l’Asie.

La tendance est actuellement nettement au regroupement qui peut conduire à un autre stade de développement soit purement mental, soit aussi, parallèlement, projeté à la taille de la totalité de l’univers physique.

L’hésitation est grande sur le choix, d’autant qu’on voit bien mal quel supplément d’information une nouvelle étape physique pourrait apporter à notre I.C. sur ses propres potentialités. Par contre un regroupement mental serait un stade de concentration et de réflexion éminemment fructueux, avant et pour une nouvelle étape de croissance. Dans le cas contraire il s’agirait de régression infantile.

La décision finale n’est pas prise.

L’univers étant en tout état de cause un outil que nous forgeons et qui restera toujours à notre disposition sur simple désire pensé.