PISTES de TRAVAIL

Février 2020

Quelques pistes pour avancer :

1 – L’univers, tant physique que mental, est binaire par construction

2 – Composé d’opposés ne pouvant exister l’un sans l’autre (Quid du Bien sans le Mal, etc.)

3 – Ces opposés ne peuvent pas fusionner sans disparaître

4 – On peut appeler «conscience» ce qui les sépare

a) l’idée est volatile et éphémère

b) La pensée est l’idée de pérenne par hypostasie.

5 – Entre les opposés il y a une infinité de nuances, de barreaux d’échelle

6 – être au-dessus des extrêmes relève de la synthèse

7 – L’univers, alors, serait mental

8 – L’hypostasie est le seul moyen de fixer les idées en pensées

9 – Sommes-nous les seuls conscients dans l’univers ?

10 – Si oui, sommes-nous ses créateurs ?

A – CE QUI SE CONÇOIT BIEN S’ÉNONCE CLAIREMENT ET LES MOTS POUR LE DIRE VIENNENT AISÉMENT (Nicolas Boileau)

On peut tout exprimer avec les mots existants sauf à vouloir être ésotérique.

B – Tous les véritables savants/découvreurs (physique quantique p.e.) inventent très peu de mots sauf pour les nouvelles particules et les mots pour définir et décrire les nouveaux «états»découverts et définis le sont avec des mots très proches de réalités existantes et bien connues :

Dualité, champs, quantification, quantique, superposition, indéterminisme, effet tunnel, intrication..

Ils n’ont pas eu besoin de créer des termes abscons que la frileuse psychologie qui voudrait être considérée comme une science, alors qu’elle l’est de droit, avec de grandes inquiétudes de tous parce qu’elle touche à l’intimité de chacun de nous, se sent obligée d’inventer pour garder une protection ésotérique ; nous pouvons et devons dépasser ce stade cela ôtera de nombreux blocages entre population, y compris savante, et les psys.

Les échanges Pauli – Jung sont très révélateurs à ce titre Pauli parle à très juste titre de épistémologie dès le commencement des échanges : il cherche juste un langage commun et Jung voulant se protéger devant un tel scientifique invente «psyché» regroupant conscient et inconscient c’est à dire simplement l’esprit ! J’en ai trouvé un magnifique exemple dans l’ouvrage de Traversi « l’Arrière-Monde » page 44 qui retraduit en langage clair pour tous des termes que l’on peut juste qualifier d’ésotériques. Chez Paracelse cela peut se concevoir mais chez Jung ? Un reste de crainte d’un jugement posthume de son père, de Dieu ? Il suffit de définir idée et pensée de manière précise ; mais tous pourraient comprendre et alors, pourquoi un psy ? Mais pour l’analyse, tout comme médecin ! L’église catholique utilisait le latin pour diriger et gérer ses ouailles.

Finalement Pauli et Jung finissent par penser qu’ils ont un cerveau et que celui-ci existait avant eux chez nombre d’ancien et même de très anciens ; cela les rassurent , c’est parfois dur d’être intelligent et que dire quand on a un esprit de synthèse dans un monde qui ne reconnaît que l ‘analyse ?

L’instruction poussée ne peut être donnée à tous, ce que nous tentons aujourd’hui sans de réels bons résultats autres que fabriquer des malheureux à la chaîne ! Un bon plombier ou menuisier vaut bien un physicien ou un mathématicien. Une bonne main vaut un bon cerveau. Voir comment ont réussi les grands chefs de cuisine. Pour ne pas parler des politiques !

D’ailleurs, en très général, toute discussion sérieuse devrait débuter par un accord sur le ou les sens des mots que l’on va utiliser sinon c’est une énorme incompréhension que nous connaissons bien de nos jours. C’est un exercice un peu long mais qui peut se révéler très utile si on accepte de l’écrire pour les prochaines fois ! Auparavant c’était l’école qui apprenait cela à tous, mais ça c’était avant (Orwell)

Si les interlocuteurs acceptent ce préalable, la discussion va se résoudre dans la simple définitions des mots en commun dans lesquels chacun pourra exprimer sa pensée. Je l’ai expérimenté avec un ami en utilisant les Pensées de Pascal par leur numérotation ! Génial !

Et inutile d’aller chercher chez nos amis extrême-orientaux des mots sans les traduire en nos termes : cela réserve de nombreuses (bonnes) surprises ! Mais enlèvera du travail et des ressources à de nombreux exploiteurs de crédules qui se gargarisent de mots.

Pour finir si l’on étudie honnêtement les très anciens penseurs on comprend vite que nous ne faisons que développer leurs pensées dans nos langages modernes et que les nouveautés que nos mettons en exergue ne sont que cela. La seule vraie différence que j’ai pu remarquer est dans l’ésotérisme antique tant ils croyaient aussi que tout n’était pas à mettre entre toutes les mains, surtout puissante. Si nos savants atomiciens avait pris les mêmes précautions nous n’aurions peut-être pas les bombes nucléaires ou n’auraient-elles jamais été mise en œuvre. On ne mélange pas les genres !

Nos ancêtres, réputés incultes et sauvages, savait que la science sans conscience est la ruine de l’humanité et il fallait des lustres de discipline pour parvenir à la pleine connaissance ; étudiez l’Égypte qui ne donnait aux indigènes grecs venant s’instruire de quoi tout juste paraître et en vivre sauf, semble-t-il Platon qui a bien su protéger la Connaissance par des images que nous avons encore du mal à interpréter du haut de notre modernité. Le plus bel exemple se trouve dans Parménide mais il faut bien dire que le monothéisme a bien réduit la compréhension de ses ouailles , même encore de nos jours avec la causalité omniprésente tant la construction pyramidale qui en est une conséquence, fait quasiment partie de nos gènes.

La physique quantique va nous ramener à plus de réalisme. Nous en avons un exemple avec les échanges Jung/Pauli mais pas que… ( Bohr, Heisenberg, Oppenheimer..) 

Entre relativité et mécanique quantique finies les certitudes, le fameux «plancher des vaches» des aviateurs ; il va nous falloir nous adapter au mouvant, au probabilisme, au fait que nous ne soyons finalement que poussières d’étoiles et que, seul, notre pensée a, peut-être, une existence. Ce n’est pas ainsi que Descartes voyait les choses mais le filtre de dieu était omniprésent !

Si nous arrivons à circonscrire cette monstruosité négative qu’est l’islam au territoire de ses adeptes, nous pourrons peut-être tenter de devenir adultes. Pour moi un adulte c’est un être debout tenant sans appui, conscient et responsable de ses actes et de leurs conséquences.

Alors nous pourrons accepter, en toute connaissance et sans orgueil, notre destin bien décrit par Bergson : construire un dieu.

Suite à Pauli/Jung :

On peut rapprocher selon eux les notions de champ et d’inconscient collectif.

Mais je ne crois pas, tout comme Pauli, à la comparaison Radioactivité et Archétype (Principe)

J’ajoute que l’on peut comparer la fixation de l’Idée en Pensée à la fixation de l’Onde en Particule.

Donc le champ de base pour les particule peut aussi être assimilé à celui des demi-idées opposables.

Alors :

Définitions ;

Idées ⇒ Pensées =⇒ construites Ondes => Particules ⇒ construites

Le transformateur, dans les deux cas, est l’observateur c’est-à-dire la conscience d’être. (Descartes) C’est, en quelque sorte, le moteur des transformations : une volonté ! Un logiciel.

Puis en règle générale : Potentiel ===> Réalisé Par conscience, moteur de «vie»

Image antique : le minuscule scarabée égyptien qui donne vie aux «choses».

Résumons :

Nous avons, au tout commencement un ou des «champs» infinis de type Hilbert = polarisés.

Où grouillent :

Des demi-idées, car fonctionnant par paires opposées elles disparaîtraient en fusionnant donc doivent vivre séparées ; elle sont volatiles, fluctuantes et sans durée, (Cf. Champs morphogénétiques de Sheldrake proche d’un inconscient collectif )

Dans le ou les mêmes champs ou non, des ondes immatérielles, volatiles et sans durée qui pourront devenir particules

Les deux sont donc très proches dans leurs états premiers

Sous la volonté d’une conscience les demi-idées sont transformées par paires opposées en pensées,

qui peuvent être hypostasiées et qui le sont, selon divers schémas nommés Principes ou Archétypes.

Sous la même volonté et d’un simple contact l’onde devient immédiatement Particule du genre nécessaire pour son utilisation finale. Les deux éléments sont encore parallèles.

La volonté, moteur de tout cela, observateur et agissant, est la conscience d’être, et donne la vie.

C’est le résultat que nos sens récoltent pour la partie physique et notre esprit pour la partie Pensées

Ainsi se construit un univers à partir de matière brute totalement indifférenciée qui préexiste à tout. C’est, sous ses deux formes possibles pensée et matière, que peut être développée une histoire à partir de la matière brute onde et de la matière des idées seules que l’on peut comparer à un monde brownien polarisé pour être gérable, dans un champ infini, la matière ne pouvant être créée sans idées et les idées ne pouvant pas exister sans matière. Une conscience peut, seule, leur donner existence. Il semble là que le pensée précède la matière hypostasiée car elle ne peut prendre forme que par la volonté d’un observateur.

Le tout, donc, survolé de conscience qui pioche et fait exister par sa volonté. Un simple phantasme ! Le même que celui d’un romancier. Nomme et tu fais exister est écrit dans la Genèse.

Notre part de conscience peut, sous certaines conditions, devenir créatrice d’un autre univers bien à nous et indépendant. Il faut, pour cela, parvenir au stade adulte qui verrait se regrouper nos individualités dans une conscience collective. Bergson disait : un dieu.

Pour poursuivre la comparaison :

En quantique (QT) on accepte et justifie le concept par ses conséquences : laser micro-onde transistor etc

En Idée nous sommes devant des évidences invisibles parce que nous sommes dedans : idée = mots = concepts = archétypes pour les structures = des millions de mots, de signes selon les langages.

Nous classons bosons et mésons en QT et en Principes des Idées pour les lois physiques

La construction uniquement duale est le mur de Planck des idées.

12/02/2020 Synthèse des synthèses.

L’univers est UN (monisme neutre) mais sa révélation dans le vide devient binaire pour se manifester sous forme d’information par paires d’opposés à partir d’ondes indifférenciées qui, sous la pression ou le besoin de la volonté vont de spécialiser entre pensée et particule. Tout le reste sera construit par et pour nous sous formes d’images soit dans le domaine des sens soit dans le domaine mental. Et aussi c’est la volonté de la conscience qui est bien le moteur de la révélation.

Il reste toutefois deux questions sans réponses :

Qui a créé le champs d’ondes indifférenciées.

Qui a écrit le logiciel que nous nommons conscience.

Donc en admettant pour la commodité de notre curiosité naturelle que nous avons enfin décrypté notre univers, nous ne savons toujours pas ce que nous sommes. Et, à la vue de nos différentes «activités» au sens le plus large, la meilleure explication n’est pas bien agréable pour nous.

Personnages animés pour un spectacle, dans la tête d’un auteur, qui nous laisse tout explorer sans tenir compte d’une quelconque valeur des individus qu’il ‘tue’ tous pour renouveler le jeu ; le tout sans autre but défini que regarder ce qui se passe. De temps à autre pour améliorer la partie insertion sous forme d’intuition d’un élément orientant l’évolution de l’ensemble comme nous le faisons dans nos expériences réelles ou imaginaires. Par exemple l’idée de la physique quantique ou dans un autre genre ‘révéler’ ce qui va conduire à une religion ou encore insuffler des idées en -isme pour les tester in vivo !

Pour tenter une note sinon plus optimiste du moins un peu moins pessimiste nous pourrions inventer une finalité que j’ai décrite sous la forme d’un puzzle dont nous sommes les pièces qui ont toutes la même importance finale quelque soit notre apparence locale physique ou psychologique. Le jeu se terminera lorsque l’image sera complète ; c’est-à-dire toutes le nuances possibles dans tous les domaines ayant été exposées. L’explosion du nombre des pièces en fait apercevoir l’échéance proche. Ce pourrait alors conduire à une morale très différente de celles qui nous conduisent depuis des millénaires en évoluant en fonction directe de notre propre évolution en fonction de toutes les situations que nous créons ou rencontrons. Et nous satisfaire de pouvoir contempler l’univers tels des acteurs heureux de jouer une pièce de Corneille, Molière ou Shakespeare .