La quantique pour les clampins

Définitions des termes utilisés en physique quantique

Les descriptions des termes permet déjà d’expliquer l’essentiel de cette relativement nouvelle science.

Je ne vais pas suivre l’ordre alphabétique que chacun pourra rétablir selon son goût. Je vais suive une ordre qui me semble logique allant du plus simple au plus complexe.

Particule : une particule est le plus petit composant remarquable de la matière:il en existe maintenant des centaines selon leurs caractéristiques. Le plus facile à comprendre et à utiliser est la proton qui représente un état de la lumière la lumière .

Un état est un terme souvent utilisé dans la vie courante (une mère dit à son fils qui sort d’un jeu violent : tu as vu sans quel état tu es ! ) En physique c’est la même possible définition d’une chose : en physique classique le poids, le volume, la couleur, l’emplacement, la vitesse et son sens s’il se déplace, etc..

En physique quantique l’objet ne pouvant être vu étant donné qu’il est trop petit que la lumière puisse l’éclairé et que nous le voyons, ce sont ses caractéristiques mesurables qui sont notées. Je reviendrait dessus plus loin.

Un atome est un composé de particules avec un noyau et des électrons qui l’entourent. Il  est au bord de la physique quantique en raison de sa taille relativement importante. Mais dans certains états de ses composants il peut en faire partie. Justement par l’intrication qui suit.

L’intrication est un état possible des particules. Dans le langage courant ce terme représente un état d ‘une situation complexe parce que de nombreux éléments sont mélangée . C’est le même sens en physique quantique avec deux ou plusieurs particules qui se retrouvent en quelque sorte agglutinées entre elles. C’est un état très important de cette physique. Vous devez émettre en même temps deux particules identiques, puis vous les séparez et les envoyez aux deux bouts de l’univers (bon on en est à queques kilomètres mais c’est la même chose) Puis vous changer l’état d’une des particules et immédiatement l’autre change sans aucun délais. C’est à dire plus vite que la lumière ! Einstein ne l’a jamais accepté d’où la fameuse EPR d’une variable cachée qui a été démontrée fausse par un savant français en 1982 , Alain Aspect, bien vivant dont on peut entendre et voir les explications détaillées sur YouTube. C’est mon savant préféré, plein d’humour, de patience, de gentillesse et de simplicité.

La superposition d’états est une autre particularité importante de cette physique qui la différencie de la physique classique. Dans celle-ci un objet peut changer d’état, par exemple de température ou d’emplacement, mais ne peut jamais cumuler deux caractéristiques semblables en même temps : un objet ne peut en même temps être à 2° et à 25° ; En physique quantique une particule le peut : par exemple être dans deux endroits en même temps ou à deux vitesses différentes. En réalité c’est parce que nous ne pouvons pas le savoir ; cela fait partie du hasard. Nous ne pouvons connaître que la probabilité : la particule peut être là, ou là, ou encore là, etc.. Mais pas n’importe où !

Mais tout de même ce ne peut être n’importe quoi les emplacements et les vitesses et autres caractéristique que je développerai bientôt ne peuvent pas prendre n’importe quelle valeur : celle ci est quantifiée et c’est en raison de cela que cette physique porte ce nom = Quantique. La lumière par exemple est une onde mais qui se transforme en photons dès qu’elle touche une matière : c’est sa quantification.

Dans le langage courant c’est un synonyme de mesurer, chiffrer, évaluer, jauger, doser, calculer, calibrer.

Nous arrivons au centre du problème le plus difficile à concevoir de la physique quantique :

La dualité des particules : elles peuvent être particule ou bien ondes. Ceci a été prouvé par les innombrables expériences des deux fentes ; on envoie des particules une à une vers deux fentes dans une cloison et derrière on a placé une cloison sensible à leur réception. Et bien le résultat reproduit ce que donne deux cailloux lancés dans l’eau avec les interférences des ondes qui se rencontrent.

Alors qu’avec une seule fente le résultat est la représentation de particules réparties comme des balles. Donc une fente et la particule se montre telle, deux fentes et la particule se montre onde passant par les deux fentes en même temps !

C’ est le plus grand mystère de la matière dans l’infiniment petit. Avec son indéterminisme fondamental qui nous empêche de prévoir = On peut mesurer la position d’une particule ou sa vitesse mais jamais les deux ! Et aussi l’intrication ! Que de mystères utilisés mais encore incompris car inexpliqués. Nous somme hors de la causalité, on pourrait dire la magie !

En résumé on ne comprend pas la physique des particules mais ses applications sont tellement bouleversantes et rentables qu’elle est venue en quelques décennies changer toute notre façon de vivre et de penser : depuis le smartphone, le four micro-onde, le laser, et tant d’autres produits, le transistor etc.. que la recherche quantique est à la pointe de la recherche en physique.

Un laser que nous savons maintenant émettre des particule une à une et donc de pouvoir les étudier permet aussi de refroidir la matière presque au zéro absolu ce qui signifie que la particule examinée devient immobile puisque la chaleur est son moteur et donc être ainsi étudiée avec précision.

Il reste un point de questionnement évident auquel il doit être répondu : à quel moment passe-t-on du quantique au classique ; autrement dit à quel moment passe-t-on de l’indéterminisme quantique au certain classique.

Il faut pour cela revenir à la possibilité de l’intrication qui concerne les particules en se souvenant que la particule est une onde sauf si on veut la mesurer car alors elle devient définitivement une particule qui va composer un atome. Mais l’intrication disparaît aussi dès qu’un événement extérieur vient troubler l’ensemble intriqué ; la rencontre d’une autre particule extérieure ou d’une onde parasite.

C’est cela la grande difficulté de la conception d’un calculateur quantique dont je ne ferai pas la description qui nous entraînerai trop loin et qui est loin d’être simple dans sa réalisation pratique.

Aux dernières nouvelles on a réussi à intriquer quelques dizaines de particules alors qu’il en faudrait des milliers sous vide et à très basse température ! Mais nous saurons certainement le faire.

La quantique pour les clampins. Philippe Reiter février 2020

Cours de Parizot et accessoirement d’Espagnat

PISTES de TRAVAIL

Février 2020

Quelques pistes pour avancer :

1 – L’univers, tant physique que mental, est binaire par construction

2 – Composé d’opposés ne pouvant exister l’un sans l’autre (Quid du Bien sans le Mal, etc.)

3 – Ces opposés ne peuvent pas fusionner sans disparaître

4 – On peut appeler «conscience» ce qui les sépare

a) l’idée est volatile et éphémère

b) La pensée est l’idée de pérenne par hypostasie.

5 – Entre les opposés il y a une infinité de nuances, de barreaux d’échelle

6 – être au-dessus des extrêmes relève de la synthèse

7 – L’univers, alors, serait mental

8 – L’hypostasie est le seul moyen de fixer les idées en pensées

9 – Sommes-nous les seuls conscients dans l’univers ?

10 – Si oui, sommes-nous ses créateurs ?

A – CE QUI SE CONÇOIT BIEN S’ÉNONCE CLAIREMENT ET LES MOTS POUR LE DIRE VIENNENT AISÉMENT (Nicolas Boileau)

On peut tout exprimer avec les mots existants sauf à vouloir être ésotérique.

B – Tous les véritables savants/découvreurs (physique quantique p.e.) inventent très peu de mots sauf pour les nouvelles particules et les mots pour définir et décrire les nouveaux «états»découverts et définis le sont avec des mots très proches de réalités existantes et bien connues :

Dualité, champs, quantification, quantique, superposition, indéterminisme, effet tunnel, intrication..

Ils n’ont pas eu besoin de créer des termes abscons que la frileuse psychologie qui voudrait être considérée comme une science, alors qu’elle l’est de droit, avec de grandes inquiétudes de tous parce qu’elle touche à l’intimité de chacun de nous, se sent obligée d’inventer pour garder une protection ésotérique ; nous pouvons et devons dépasser ce stade cela ôtera de nombreux blocages entre population, y compris savante, et les psys.

Les échanges Pauli – Jung sont très révélateurs à ce titre Pauli parle à très juste titre de épistémologie dès le commencement des échanges : il cherche juste un langage commun et Jung voulant se protéger devant un tel scientifique invente «psyché» regroupant conscient et inconscient c’est à dire simplement l’esprit ! J’en ai trouvé un magnifique exemple dans l’ouvrage de Traversi « l’Arrière-Monde » page 44 qui retraduit en langage clair pour tous des termes que l’on peut juste qualifier d’ésotériques. Chez Paracelse cela peut se concevoir mais chez Jung ? Un reste de crainte d’un jugement posthume de son père, de Dieu ? Il suffit de définir idée et pensée de manière précise ; mais tous pourraient comprendre et alors, pourquoi un psy ? Mais pour l’analyse, tout comme médecin ! L’église catholique utilisait le latin pour diriger et gérer ses ouailles.

Finalement Pauli et Jung finissent par penser qu’ils ont un cerveau et que celui-ci existait avant eux chez nombre d’ancien et même de très anciens ; cela les rassurent , c’est parfois dur d’être intelligent et que dire quand on a un esprit de synthèse dans un monde qui ne reconnaît que l ‘analyse ?

L’instruction poussée ne peut être donnée à tous, ce que nous tentons aujourd’hui sans de réels bons résultats autres que fabriquer des malheureux à la chaîne ! Un bon plombier ou menuisier vaut bien un physicien ou un mathématicien. Une bonne main vaut un bon cerveau. Voir comment ont réussi les grands chefs de cuisine. Pour ne pas parler des politiques !

D’ailleurs, en très général, toute discussion sérieuse devrait débuter par un accord sur le ou les sens des mots que l’on va utiliser sinon c’est une énorme incompréhension que nous connaissons bien de nos jours. C’est un exercice un peu long mais qui peut se révéler très utile si on accepte de l’écrire pour les prochaines fois ! Auparavant c’était l’école qui apprenait cela à tous, mais ça c’était avant (Orwell)

Si les interlocuteurs acceptent ce préalable, la discussion va se résoudre dans la simple définitions des mots en commun dans lesquels chacun pourra exprimer sa pensée. Je l’ai expérimenté avec un ami en utilisant les Pensées de Pascal par leur numérotation ! Génial !

Et inutile d’aller chercher chez nos amis extrême-orientaux des mots sans les traduire en nos termes : cela réserve de nombreuses (bonnes) surprises ! Mais enlèvera du travail et des ressources à de nombreux exploiteurs de crédules qui se gargarisent de mots.

Pour finir si l’on étudie honnêtement les très anciens penseurs on comprend vite que nous ne faisons que développer leurs pensées dans nos langages modernes et que les nouveautés que nos mettons en exergue ne sont que cela. La seule vraie différence que j’ai pu remarquer est dans l’ésotérisme antique tant ils croyaient aussi que tout n’était pas à mettre entre toutes les mains, surtout puissante. Si nos savants atomiciens avait pris les mêmes précautions nous n’aurions peut-être pas les bombes nucléaires ou n’auraient-elles jamais été mise en œuvre. On ne mélange pas les genres !

Nos ancêtres, réputés incultes et sauvages, savait que la science sans conscience est la ruine de l’humanité et il fallait des lustres de discipline pour parvenir à la pleine connaissance ; étudiez l’Égypte qui ne donnait aux indigènes grecs venant s’instruire de quoi tout juste paraître et en vivre sauf, semble-t-il Platon qui a bien su protéger la Connaissance par des images que nous avons encore du mal à interpréter du haut de notre modernité. Le plus bel exemple se trouve dans Parménide mais il faut bien dire que le monothéisme a bien réduit la compréhension de ses ouailles , même encore de nos jours avec la causalité omniprésente tant la construction pyramidale qui en est une conséquence, fait quasiment partie de nos gènes.

La physique quantique va nous ramener à plus de réalisme. Nous en avons un exemple avec les échanges Jung/Pauli mais pas que… ( Bohr, Heisenberg, Oppenheimer..) 

Entre relativité et mécanique quantique finies les certitudes, le fameux «plancher des vaches» des aviateurs ; il va nous falloir nous adapter au mouvant, au probabilisme, au fait que nous ne soyons finalement que poussières d’étoiles et que, seul, notre pensée a, peut-être, une existence. Ce n’est pas ainsi que Descartes voyait les choses mais le filtre de dieu était omniprésent !

Si nous arrivons à circonscrire cette monstruosité négative qu’est l’islam au territoire de ses adeptes, nous pourrons peut-être tenter de devenir adultes. Pour moi un adulte c’est un être debout tenant sans appui, conscient et responsable de ses actes et de leurs conséquences.

Alors nous pourrons accepter, en toute connaissance et sans orgueil, notre destin bien décrit par Bergson : construire un dieu.

Suite à Pauli/Jung :

On peut rapprocher selon eux les notions de champ et d’inconscient collectif.

Mais je ne crois pas, tout comme Pauli, à la comparaison Radioactivité et Archétype (Principe)

J’ajoute que l’on peut comparer la fixation de l’Idée en Pensée à la fixation de l’Onde en Particule.

Donc le champ de base pour les particule peut aussi être assimilé à celui des demi-idées opposables.

Alors :

Définitions ;

Idées ⇒ Pensées =⇒ construites Ondes => Particules ⇒ construites

Le transformateur, dans les deux cas, est l’observateur c’est-à-dire la conscience d’être. (Descartes) C’est, en quelque sorte, le moteur des transformations : une volonté ! Un logiciel.

Puis en règle générale : Potentiel ===> Réalisé Par conscience, moteur de «vie»

Image antique : le minuscule scarabée égyptien qui donne vie aux «choses».

Résumons :

Nous avons, au tout commencement un ou des «champs» infinis de type Hilbert = polarisés.

Où grouillent :

Des demi-idées, car fonctionnant par paires opposées elles disparaîtraient en fusionnant donc doivent vivre séparées ; elle sont volatiles, fluctuantes et sans durée, (Cf. Champs morphogénétiques de Sheldrake proche d’un inconscient collectif )

Dans le ou les mêmes champs ou non, des ondes immatérielles, volatiles et sans durée qui pourront devenir particules

Les deux sont donc très proches dans leurs états premiers

Sous la volonté d’une conscience les demi-idées sont transformées par paires opposées en pensées,

qui peuvent être hypostasiées et qui le sont, selon divers schémas nommés Principes ou Archétypes.

Sous la même volonté et d’un simple contact l’onde devient immédiatement Particule du genre nécessaire pour son utilisation finale. Les deux éléments sont encore parallèles.

La volonté, moteur de tout cela, observateur et agissant, est la conscience d’être, et donne la vie.

C’est le résultat que nos sens récoltent pour la partie physique et notre esprit pour la partie Pensées

Ainsi se construit un univers à partir de matière brute totalement indifférenciée qui préexiste à tout. C’est, sous ses deux formes possibles pensée et matière, que peut être développée une histoire à partir de la matière brute onde et de la matière des idées seules que l’on peut comparer à un monde brownien polarisé pour être gérable, dans un champ infini, la matière ne pouvant être créée sans idées et les idées ne pouvant pas exister sans matière. Une conscience peut, seule, leur donner existence. Il semble là que le pensée précède la matière hypostasiée car elle ne peut prendre forme que par la volonté d’un observateur.

Le tout, donc, survolé de conscience qui pioche et fait exister par sa volonté. Un simple phantasme ! Le même que celui d’un romancier. Nomme et tu fais exister est écrit dans la Genèse.

Notre part de conscience peut, sous certaines conditions, devenir créatrice d’un autre univers bien à nous et indépendant. Il faut, pour cela, parvenir au stade adulte qui verrait se regrouper nos individualités dans une conscience collective. Bergson disait : un dieu.

Pour poursuivre la comparaison :

En quantique (QT) on accepte et justifie le concept par ses conséquences : laser micro-onde transistor etc

En Idée nous sommes devant des évidences invisibles parce que nous sommes dedans : idée = mots = concepts = archétypes pour les structures = des millions de mots, de signes selon les langages.

Nous classons bosons et mésons en QT et en Principes des Idées pour les lois physiques

La construction uniquement duale est le mur de Planck des idées.

12/02/2020 Synthèse des synthèses.

L’univers est UN (monisme neutre) mais sa révélation dans le vide devient binaire pour se manifester sous forme d’information par paires d’opposés à partir d’ondes indifférenciées qui, sous la pression ou le besoin de la volonté vont de spécialiser entre pensée et particule. Tout le reste sera construit par et pour nous sous formes d’images soit dans le domaine des sens soit dans le domaine mental. Et aussi c’est la volonté de la conscience qui est bien le moteur de la révélation.

Il reste toutefois deux questions sans réponses :

Qui a créé le champs d’ondes indifférenciées.

Qui a écrit le logiciel que nous nommons conscience.

Donc en admettant pour la commodité de notre curiosité naturelle que nous avons enfin décrypté notre univers, nous ne savons toujours pas ce que nous sommes. Et, à la vue de nos différentes «activités» au sens le plus large, la meilleure explication n’est pas bien agréable pour nous.

Personnages animés pour un spectacle, dans la tête d’un auteur, qui nous laisse tout explorer sans tenir compte d’une quelconque valeur des individus qu’il ‘tue’ tous pour renouveler le jeu ; le tout sans autre but défini que regarder ce qui se passe. De temps à autre pour améliorer la partie insertion sous forme d’intuition d’un élément orientant l’évolution de l’ensemble comme nous le faisons dans nos expériences réelles ou imaginaires. Par exemple l’idée de la physique quantique ou dans un autre genre ‘révéler’ ce qui va conduire à une religion ou encore insuffler des idées en -isme pour les tester in vivo !

Pour tenter une note sinon plus optimiste du moins un peu moins pessimiste nous pourrions inventer une finalité que j’ai décrite sous la forme d’un puzzle dont nous sommes les pièces qui ont toutes la même importance finale quelque soit notre apparence locale physique ou psychologique. Le jeu se terminera lorsque l’image sera complète ; c’est-à-dire toutes le nuances possibles dans tous les domaines ayant été exposées. L’explosion du nombre des pièces en fait apercevoir l’échéance proche. Ce pourrait alors conduire à une morale très différente de celles qui nous conduisent depuis des millénaires en évoluant en fonction directe de notre propre évolution en fonction de toutes les situations que nous créons ou rencontrons. Et nous satisfaire de pouvoir contempler l’univers tels des acteurs heureux de jouer une pièce de Corneille, Molière ou Shakespeare .

Que des images

Oui ce ne sont que des images mais qui peuvent donner une projection convenables d’une réalité. Cela commence par un immense espace où foisonnent, telles des particules browniennes, des demi idées qui se heurtent et souvent disparaissent dès qu’elles rencontrent leur opposée. Il s’entend comme un leitmotiv un nom qui se murmure de partout : Hilbert, dont la douce sonorité est un apaisement à la vectorisation de l’énergie. On peut entrevoir des sortes de bulles qui se forment, grossissent puis disparaissent ; plus rarement elles deviennent presque fiables puis disparaissent à leur tour. Ce sont des tentatives d’univers qui se font par une rencontre triangulaire entre deux idées opposés et une troisième qui les tient à faible distance l’une de l’autre. Si cette dernière peut immédiatement devenir consciente de ses capacités, elle forme le triangle originel auquel viennent comme s’agglutiner d’autres paires d’opposés. Mais presque chaque fois la bulle explose en rejetant au loin les particules désemparées qui rejoignent le foisonnement brownien. La durée éphémère est due à la faiblesse de la troisième idée qui ne peut tout contrôler faute d’avoir mis en place un accès direct à l’énergie de la forte volonté ; alors l’embryon d’évanoui.

Au-dessus de ce champs une immense image informe déverse sans cesse des énormes quantités d’énergie : de la volonté brute primaire sans objet fixé mais qui inonde le champ de sa force motrice.

Il peut arriver dans une partie un peu à l’écart de ce champ que de ce magma émerge une bulle de bonne taille qui semble en équilibre contrôlé. C’est que la troisième entité a pris conscience de la nécessité de l’énergie et a trouvé le moyen d’en canaliser une partie à son profit par induction ; alors le processus peut se développer. D’autres consciences viennent se joindre à la première et un début d’organisation se montre. Cette prise de consciences est nommée Big Bang tant elle est violente psychologiquement.

La première des décisions de conscience est d’imaginer la matière qui sera la colle de fixation des idées et leur transformation en pensées ; la seconde est d’imaginer le temps afin de permettre à cet ensemble de pouvoir être observé puis d’évoluer.

N’oublions pas que cette description est une image ; mais les idées et conscience hypostasiées c’est-à-dire subissant l’emprise de la matière et la dégradation due au temps, imaginent avoir une existence propre. C’est ainsi que débute un univers, notre univers.

Un examen approfondi de la totalité du champs de demies idées permet de percevoir que de son autre côté existe symétriquement mais inversée à tous points de vue une sorte de «contre-univers» fonctionnant apparemment sur les mêmes bases mais à polarité inversée, telle une contre épreuve de construction symétrique à la nôtre ; s’il fallait une nouvelle preuve de la construction duale, nous l’avons. Et, en toute logique, c’était prévisible car dans un vide total vous ne pouvez créer que par paires d’opposés et seulement par l’imagination.

Le système se développant puise dans l’énergie du champs le force nécessaire au stade ultime de son évolution : imaginer la vie ; c’est-à-dire donner aux consciences et à leurs idées agglomérées un espace pour des libertés indispensables à la survie et au développement de l’ensemble. Le processus avance pas à pas avec ses succès et ses impasses conduisant à un retour.

Il faut cependant donner aux consciences une existence propre tout en gardant la structure générale fusionnelle. Soit donc une idée indestructible de bien faire partie d’un ensemble tout en gardant ses libertés évolutives favorisant son développement ; et ce fut la création de la société, outil de bonne tenue des différences consciences selon leurs espèces et modèles créés.

L’univers se développant il devenait de plus en plus difficile de puiser dans le magma originel la matière nécessaire. Se souvenant que toute cette création reposait sur une paire d’opposés il fut aisé d’imaginer un mode de reproduction en créant de nouvelles qualités différenciées ; et ce fut la sexualité.

La machine avait mis en place tous les instruments de son développement harmonieux sinon que le foisonnement d’idées opposées n’était pas sans conséquences. Il nécessitait l’invention de toutes sortes d’outils que l’imagination permettait de construire : Pour commencer l’énergie considérable due à la volonté générale, moteur du système, devait être canalisée pour iriguer le tout ; ce fut la lumière qui sous la forme d’étoiles, inonda l’hypostasie ; l’expérience devant rester sous contrôle il fut crée un lieu de cantonnement des êtres conscients. Ce furent les planètes. L’idée était bonne et fut rapidement mise en œuvre et multipliée sans toutefois accueillir d’autres formes de vie. Et puis comment gérer cette énorme quantité de connaissances qui se faisait jour. La solution fut trouvée par l’organisation d’une croissance des porteurs d’idées similaire au foisonnement de celles-ci afin d’alléger la part de chacun. Consciemment ou pas les porteurs étaient utilisés à cela. Et par un juste équilibre des choses il fut instauré un retour des idées mises au jour vers le champ originel. Ce fut l’inconscient qui fut l’agent discret de liaison entre entités et source. Mais il était indispensable à la survie et au développement de cette construction que les porteurs-acteurs finaux ne puisse pas remonter à la source, ce serait l’anéantissement immédiat de l’univers par la reconnaissance de la fatuité individuelle de cette construction. Il fallait, avant de permettre cela, faire évoluer les porteurs de l’inconscience vers la notion de jeu. Ce fut tout d’abord le théâtre pendant des siècles, puis les jeux de rôle, d’abord vivants, puis, progressivement, le virtuel qui emporta tout sur son passage. A tel point que les participants ont bien du mal à maintenant séparer les deux réalités entre le vécu et le virtuel.

C’est l’accès au stade le plus abouti avant le basculement total dans la réalité virtuelle.

Aussi l’humain ne manquant pas de ressources, a été capable d’imaginer deux solutions échappatoires à sa destinée fondamentale : la première qui fut nommée le bouddhisme fit que, à l’aide d’instruments psychologiques adaptés aux diverses formes de l’esprit humain, lui permettre de se positionner en équilibre entre les deux extrêmes de la dualité générale ; n’étant plus vectorisé, il peut alors échapper à sa destinée. Cela, en raison de son coût élevé dû aux spécificités de chaque école, n’a réussi à convaincre qu’une part marginale dans la société.

Bien plus importante est l’influence anéantissante d’une religion destructrice pour les cultures humaines et le psychisme de chacun de ses adeptes ; il s’agit de l’islam qui exige de ses membres, volontaires ou non, une soumission de tous les instants. C’est la tentative la plus aboutie de la partie autodestructrice de l’esprit humain qui pourrait conduire à l’annihilation de l’expérience en cours. Mais ses promesses et conditions de participation peuvent le rendre très fragile devant une forte volonté opposante. C’est la religion de la décadence.

Ces déformations étant exposées, il reste pour les adultes, ce que la nouvelle physique de l’infiniment petit leur laisse apercevoir : une autre réalité de l’univers très différente de la précédente qui reposait totalement ou presque sur la notion de causalité ; il leur fallait accepter maintenant une autre logique beaucoup moins sécurisante mentalement, avec ses parts d’incertitudes et sa logique statistique. Mais les outils se mettent en place rapidement et d’une matière quasiment simultanément entre la physique quantique et l’intrication, et la notion de synchronicité développée par C.G. Jung pour faire entrer la reconnaissance de l’autre fonctionnement des transferts de la connaissance ne relevant pas de la quasi certitude causale, même si la vérification et le contrôle du résultat impose encore, mais indirectement, de passer par la causalité. La perception de l’univers ne sera plus jamais pareille. De même pour toutes les créations, créatures sensibles jouant à rompre avec la monotonie d’un univers d’idées organisée, la superposition quantique étant prometteuse de possibilités de traitement des idées maintenant justifiées en pensées, hypostasiées ou non !

Ceci entraîne également l’intégration dans l’esprit humain de la réalité des notions d’entropie et de néguentropie ; car si la causalité entraînait nécessairement comme conséquence annexe l’entropie de toutes choses il est découvert que l’infiniment petit, de par même ses lois de fonctionnement, permettait l’inversion de la dégradation entropique par une réévaluation possible et praticable des décrépitudes de l’univers dont la plus simple expression est le dépassement de la dualité par un troisième état créé par la capacité de superposition qui peut conduire à des états multiples de combinaisons. Ce ou ces «peut-être» qui restent inacceptables en tant que états supplémentaires pour les tenants de l’unique causalité devra faire son chemin dans des esprits neufs de nouveaux mathématiciens. Ceci en n’oubliant jamais que les mathématiques sont un outils tant qu’elles n’ont pas pu prouver qu’elles peuvent être par elles même créatrices de vie autre que virtuelle en plus d’être descriptives et parfois explicatives.

Le système et l’humanité va ainsi se trouver devant le choix de la continuité de la vie ou sa transformation en virtuel. Je pense les deux possibles et que nous sommes près de la croisée des chemins. Mais dans les deux cas cela se fera avec une très grande perte de substance quantitativement, ne laissant qu’à un tout petit groupe qualitatif la continuation de l’expérience pour finir en formant ce que certains nomment dieu.

En résumé l’univers est d’abord une machine qui fixe les idées en pensées dans une immense base de données nommée Noé dans la Genèse de l’Ancien Testament, et transforme la vie en un jeu de rôles, ou encore un jeu de rôle transposé en vie.

Et aussi, comme l’a écrit Bergson notre univers serait «une machine à faire des dieux» dans la mesure où ce mot de dieu peut avoir un sens car à quoi peut-il être relatif dans un univers binaire?

Références :

En ce qui concerne les particules errant dans le champ de Hilbert, transformées en objets/images par les consciences on peut en trouver une liste ici : http://slideplayer.fr/slide/3681848/

Mais il s’en crée tous les jours de nouvelles selon les besoins ! Nous nommons cette action «découvrir»

Bergson : Les Deux sources de la Morale et de la Religion (in fine)

Les autres en cherchant sur internet.

De l’Honnêteté Intellectuelle

Je me suis chaque fois posé la question : comment s’appuyer honnêtement sur les travaux antérieurs ?

Je trouve deux cas de figures :

  • Utiliser les outils laissés ; c’est le cas des langues, des grammaires , etc.
  • Se référer à des travaux dont on prend la suite ; alors deux cas : – les préciser  –  les développer, éventuellement les critiquer.

Si le premier cas ne pose pas trop de problèmes après l’avoir annoncé, le second est plus délicat : préciser des travaux antérieurs signifie les approfondir ou les dévier ?  Les développer est encore plus délicat car il y entre nécessairement beaucoup d’idées et même ,de méthodes qui ne peuvent être appliquées sans risque à l’auteur premier. Là nous sommes très proches de la malhonnêteté intellectuelle.

L’exemple le plus connu [ou pas reconnu] est celui de l’Ancien testament de la Bible.

Il y a tellement d’incohérence, de non-sens et de contre-sens et même de stupidités que s’en devient incroyable.  Alors les glossateurs, tous sous influence du monothéisme, ont, même de nos jours, fait tout ce qu’ils pouvaient pour post justifier ce texte bien plus ancien pour qu’il puisse servir d’appui et justifier la doxa monothéiste. Le plus simple fut le dogme : circulez il n’y a rien à voir !

Incidemment cela imposait aussi de voir nos récents ancêtres comme des demeurés imbéciles , à la limite, n’ayant pas d’âme ! Et les contours de contorsionnistes pour justifier qu’ils auraient du être monothéistes !

La plus simpliste est le coran qui aurait directement été dicté par dieu !!

Les premiers à utiliser ce stratagème furent les grecs quand ils rencontrèrent les égyptiens décadents. Déjà naquit la confusion organisée entre temples et universités , entre dieux et Principes ou aussi archétypes.

Je me suis souvent posé la question : quelle justification donner pour avoir créer une race d’imbéciles moutonniers et crédules en utilisant les risques inhérents à la vie ?  Sachant de plus que tous nous mourrons quoique nous ayons fait et que nous fassions !

Lorsque on commence à se poser de telles questions on peut chercher des explications nombreuses et un peu justifiées : évolutions économiques permettant un meilleurs contrôle de la planète et une meilleure sécurité. Un bon guidage de peuples insoumis ? Mais à quoi ? À qui ? Pour quelle finalité ? Est-ce juste pour le plaisir de tel ou tel dictateur ou entraîneur des foules ? Alors nous sommes juste des animaux comme les autres, peut-être juste un peu mieux lotis en synapses.

Mais, parfois, rarement, un membre de la communauté sort du sommeil ordinaire puis, poussé par quelque raison ou force inconnue, émet des hypothèses allant à l’encontre de la doxa ensommeillée. Puis tout se rendort tranquillement. Mais la trace reste et sera reprise par un autre éveillé.

Le groupe de population le plus évolué de tous les temps y compris du nôtre est celui de l’Egypte pharaonique ; il faut remarquer que plusieurs millénaires n’y sont pas pour rien, leur isolement entre deux déserts non plus, enfin leur richesse non plus. Leur testament est représenté par justement l’Ancien Testament livre hiéroglyphique comme l’a magistralement démontré Fabre d’Olivet.

Sa cosmogonie a servie de base de réflexion aux philosophes grecs qui sont venus nombreux et longtemps apprendre de l’Egypte et de ses professeurs d’universités.

En opposition de la doxa monothéiste, la gnose permis la conservation de la pensée dissidente la compréhension des hiéroglyphes ayant disparue. Ce n’est qu’au 19 ème siècle qu’en France deux savants permirent l’évolution des connaissances : Champollion et Fabre d’Olivet ; ces deux génies inspirés laissèrent leurs traces qui furent tant bien que mal effacées par la doxa monothéiste : Champollion par les très nombreux exégètes qui déformèrent son travail et Fabre d’Olivet par l’oubli.

Et, en pratique, tous ce qui concerne l’Egypte pharaonique est contrôlé et censuré de très près. J’en ai des preuves imprimées.

Cela n’a rien à voir avec une quelconque conspiration mais toute la société reposant sur la pyramide découlant du monothéisme, devrait s’effondrer sous le poids des révélations d’une autre réalité bien plus probable et explicative des nombreux mystères essentiels au système nous portant. Alors devant les troubles profonds que cela pourrait engendrer les dirigeants en place préfèrent glisser cela sous le tapis en laissant le temps faire, peut-être, les choses. Une autre probabilité réside dans la possibilité de voir se perpétuer et se développer la connaissance par d’autres voies bien moins visible mais habituelles, jusqu’à la masse critique qui fait basculer des situations. N’en fut-il pas ainsi de l’effondrement de l’URSS sans autre déclencheur qu’une masse d’esprits synchrones.  Il en fut aussi ainsi il y a deux millénaires lors du passage au monothéisme.

Alors que disent ces futurs. Que d’abord la structure pyramidale n’est qu’une étape dans l’évolution.

La prochaine devrait être plane sans presque d’aspérités; cela signifie la prise de conscience que chacun de nous étant une pièce du puzzle, aucune ne peut prétendre avoir plus d’importance que n’importe quelle autre. Seule l’image complète a de la valeur. L’hypostasie des sous-ensembles n’ayant été qu’une étape vers la finalité de l’univers que nous avons créé afin de fixer l’images des Idées d’un univers de connaissances et de potentialités à révéler.

La trace que laisse Ælohîm « l’Être des êtres » dans tous les esprits, en positif ou négatif, est ce sentiment indescriptible de déité. Il a conduit à de très grandes choses et aussi à de grandes soumissions. Les soumissions étant principalement le fait des religions qui ont exploité et exploitent encore ce sens. Les grandes choses étant le développement de la recherche intérieure comme l’ont si bien fait les égyptiens puis Maître Eckhart ou encore plus récemment Bergson.  Le dernier travail, considérable, est celui de C.G. Jung qui nous a ouvert un grand nombre de portes conduisant au savoir.

Ainsi ce savoir, tant de fois étouffé, ne se perd jamais et resurgit alors qu’on le croyait méprisé et perdu. Un jour viendra où il sera compris et accepté par un grand nombre sera le prochain plus grand saut de conscience que fera l’humanité. Il sera déterminant pour la poursuite de sa fonction et de son existence.

 

Conte

Le Fond émit une idée. Voulant la fixer, donc la faire « Pensée », il découvrit la Forme; puis, la contemplant, il ne la reconnut point. La Forme avait sienne l’Idée: la Pensée avait pris Forme. Mais, ce faisant, la Forme faisait Penser ; et l’œil étrange modifiait la Pensée; et le Fond s’enrichissait de quantités d’idées nouvelles, filles de l’Idée du début du cycle de mise en forme du monde des idées.

Ainsi naquit un univers: Forme d’un ensemble d’idées. Et l’univers grandit, grandit, restant ainsi en cohérence avec la masse toujours grandissante de l’ensemble idées.

Jusqu’au Big Bang Qui fut la première prise de conscience de l’oeil étrange qui  se sut « observateur ». Cette première prise de conscience, ce premier pas d’individuation, cette première réponse au champ chaotique du Fond, c’était le premier « Moi ».

Ce moi se donna une forme adaptée à sa nouvelle évolution ; et s’occupa de contrôler le développement de son environnement.t

Projet d’économie raisonnée

Tentative de compréhension de l’économie

Sans vouloir tenir compte de toutes les théories économiques précédentes, il est possible de partir du constat actuel de l’échec de tous les remèdes utilisés.

La monnaie

Créer de la monnaie est une chose, contrôler son utilisation en est une autre. Car la monnaie doit bien aller quelque part. Donc à partir de les banques centrales créatrices de cette monnaie électronique, la première destination sont les banques.

Les banques, normalement, prennent le moins de risque possible et donc prêtent en priorité aux états qui présentent comme garanties les ressources des impôts et taxes existants ou à créer. Puis, en seconde position les entreprises les plus importantes c’est-à-dire tout d’abord elles-mêmes, mais nous y reviendrons, puis les multinationales et enfin quelques prêts locaux offrant les meilleures garanties, ou copinage politique ou autre. Et, tout en fin quelques bribes dans l’économie réelle plus particulièrement les prêts immobiliers couverts par un apport substantiel.

Pour continuer dans la plus simple, les entreprises multinationales utilisent ces fonds soit pour moderniser leur équipement (robotisation essentiellement) soit pour acheter des concurrents ou des entreprises complémentaires de leurs activités afin de grossir et se mettre à l’abri des prédateurs. Et là nous entrons dans la psychologie des grands chefs d’entreprises qui n’ont en réalité qu’un but : devenir les plus gros, les plus puissants et éventuellement les plus rentables. Leur actionnariat est très rarement contrôlé par une seule main, parfois par une famille, mais l’essentiel est détenu par les fonds de pensions qui veulent des dividendes afin de payer leurs retraités. Enfin il existe marginalement des entreprises qui rachètent leurs propres titres afin de mieux contrôler leur capital.

Les plus grosses entreprises vont se développer en investissant dans de nouveaux pays de préférence à faible niveau de développement économique, donc à main-d’œuvre peu coûteuse pour les tâches à faible niveau technique donc ne nécessitant pas de spécialistes en nombre, les tâches de production étant assurées par les robots.

D’où cette défenses très forte d’une mondialisation si possible sans frontières et uniformisée afin d’optimiser la gestion de ces multinationales. Cette volonté dispose d’énormes moyens tant financiers que médiatiques pour protéger ses intérêts. Seuls les peuples peuvent s’y opposer quelque peu, mais nous verrons les motifs et quelques conséquences de cela plus loin.

Après les entreprises, mais tout aussi importante et assez compréhensible, est l’utilisation de la monnaie par les états. Tout d’abord son fonctionnement qui tend à devenir toujours plus important et plus coûteux ; je ne décrirais pas cette partie que l’on peut trouver dans d’innombrables ouvrages et articles. Mais plutôt de ses périphériques qui sont autant de groupes de pression et de soutiens aux pouvoirs en place, sans jamais ou presque, être  supprimées mais bien plutôt institutionnalisés par consentement mutuel. Ce sont les innombrables comités, associations et « groupes » de travail et de recherches qui représentent, additionnés, des montants de dépenses considérables et bien difficilement chiffrables sans un travail de compilation pendant une vie humaine !

Ensuite viennent aides et subventions à toutes sortes de minorités ou groupuscules dont les plus importants sont quelques entreprises en difficultés dans des points politiquement stratégiques, ou dites de sécurité publique, ou encore d’utilité publique dont le meilleur exemple sont les subventions à la presse.

Mais le gros des dépenses concerne la santé, le chômage et les retraites. La santé qui est utilisée politiquement pour agrandir la dépendance des sujets. Les indemnités du chômage sont des éléments de même ordre. Les retraites françaises par répartition fonctionnent bien en période de croissance mais se révèlent ingérables lors de récessions prolongées.

Enfin les banques. Jusqu’à ce que Giscard d’Estaing et les fonctionnaires européens décident que les états ne pourraient plus emprunter directement aux banques centrales puis à la BCE, les banques étaient dirigées par des professionnels à la morales rigoureuse et la profession avait des pratiques strictes qui limitaient les risques systémiques et irriguaient assez convenablement l’économie réelle. Avec Giscard et l’entrée de la technocratie dans le système bancaire les choses ont pris une toute autre tournure : il fallait « faire » de l’argent à tout prix et les nouveaux patrons surent s’entourer de spécialistes très qualifiés qui surent très vite transformer les banques en casinos spéculatifs en inventant et/ou développant des produits qui n’avaient plus rien à voir avec la gestion normalement prudente des banquiers. Le tout compensé pour l’économie réelle par l’explosion du crédit pour des particuliers n’offrant de plus en plus souvent des insuffisances de garanties mettant en péril le système. Alors fut imaginé les « subprimes » qui sont aux crédits à gros risques ce que la tontine est à une économie normale. Partis des USA ces produits furent placés dans quasi toutes les banques occidentales alléchées par des taux de rendement pourtant bien inférieurs à celui qui serait demandé pour ces produits à haut risque. C’était et c’est toujours la mutualisation de créances très douteuses. Les réserves des investisseurs institutionnels et des banques en sont bien pourvus. Maintenant ce sont les banques centrales qui les rachètent pour éviter tant que possible les crashs bancaires.

Sans parler des divers produits dérivés issus de l’imagination sans limite de la technocratie bancaire qui sont devenus incontrôlables. Des mesures dictatoriales ont même dû être prises pour éviter les crises gravissimes. Un seul exemple : les certificats boursables sur l’or que de très nombreux particuliers ont achetés mais qui ne recouvrent en fait qu’extrêmement peu d’or physique. Les banques ont obtenu par la loi que les clients ne puissent pas demander la livraison de la matière réelle. On en est même à douter de la réalité des réserves d’or de certains états qui ont pu les prêter ou s’en servir pour des opérations de rémérés.

Pour faire simple, de très nombreux pans entiers de l’économie sont devenus virtuels et ne reposent sur aucun fond de réalité. Le plus visible et le plus dangereux étant celui de la monnaie dont les émissions asymptotiques de nombreux pays, parmi les plus importants économiquement, ont atteint des niveaux impossibles à résorber ni même à gérer. Seul le paiement des intérêts reste crédible tant que les taux d’intérêts restent gérables aux très bas niveaux actuels. En cas de hausse des taux c’est l’explosion économique puis sociale assurée qu’aucune levée d’impôt ne pourra combler dans des pays déjà au bord de la paupérisation.

Cet état des lieux étant fait dans ses grandes lignes, il reste à proposer des solutions.

Une parmi les plus intéressantes consiste à retrouver les monnaies nationales pour l’usage interne et conserver l’euro pour les échanges internationaux. Chaque pays pourrait ainsi gérer son économie interne et réajuster le cours de sa monnaie par rapport à l’euro en fonction de ses choix économiques et sociaux. Cela implique de fermer les frontières et de rétablir une barrière douanière pouvant protéger les initiatives locales d’une concurrence mondiale jusqu’à une lointaine adaptation des productions et services à l’échelle mondiale. Ainsi la transition vers la mondialisation pourrait se faire en douceur sans nécessiter la destruction des valeurs locales. De plus le rétablissement d’une barrière douanière permettrait la régulation des mouvements de population.

Cette possibilité semble de plus en plus avoir les faveurs de nombreux économistes avant de parvenir à pénétrer la sphère politique qui est par construction frileuse et bien souvent sclérosée par le risque électoral. Il est donc nécessaire de former la population à cette évolution mais il est quasi certain qu’elle rencontrera une acceptation naturelle chez une majorité de gens. Le souvenir de la Lire, de l’escudos, de la pesetas et des francs est encore dans beaucoup de mémoire et porte un « mieux vivre » nostalgique.

Comment revenir en douceur à une économie normale ? Je vais me cantonner à l’Europe qui représente une charnière entre les très grandes puissances économiques et les pays en voie de développement.

La mondialisation, étant voulue accélérée par les grands groupes internationaux, conduit à un début de révolte des éléments mediums des sociétés : les cadres. Ils ont les outils intellectuels pour entrevoir leur sombre avenir les capacités pour intervenir. Il en est ainsi de leur jugement sur la construction européenne qui les laisse sur le bord de la route au profit de fonctionnaires et de quelques milliardaires opportunistes. Leur seule possibilité car ils sont de nature peu révolutionnaires, va se retrouver dans les urnes lors d’élections qui verra de plus en plus des tendances privilégiant  des mouvements  souverainistes.

Mais c’est probablement le passage obligé pour pouvoir envisager de bâtir une autre Europe plus respectueuse des particularismes culturels et sociétaux avant de laisser une économie mondialisée prendre ses aises. La lutte est et sera farouche tant les moyens mis en œuvre sont considérables de part et d’autre : les puissances de l’argent face à la volonté populaire exprimée dans les urnes. D’autant que les puissances financières ont mis la main sur l’essentiel des medias à l’exclusion de la toile où se retrouve regroupés les tenants du souverainisme. Aux USA l’élection de Trump a été le coup de semonce et les élections françaises sont le deuxième grand test. Cela déterminera la réalité de la volonté des peuples à résister à l’uniformisation mercantile de la planète ; la France étant encore un modèle reconnu de haut tenu démocratique, bien que très entamée par la manipulation pour la doxa, assénée pendant plus de trente années, de socialisme mondialiste.

Cette internationale socialiste s’est aussi appuyée sur l’entrée d’une population à la culture très différente et même opposée à l’occidentale ; il s’agit de l’islam. La connivence s’appuie sur la même volonté de mondialisation et la même finalité économique : peu « d’élus » pour diriger la masse énorme des pauvres si possible incultes jusqu’à se réfugier dans la croyance d’un « dieu » transcendant  dont ils sont les esclaves soumis.

En refondant une mondialisation respectueuse de toutes les cultures et de toutes les croyances pourrait conduire à un juste équilibre pour une vie harmonieuse mais nécessiterait une autorité et un bras armé faisant respecter cet ordre des choses. C’est assez loin d’être imaginable dans le monde décomposé actuel et peut-être faudra-t-il en passer par une descente aux enfers pour en arriver là. Je laisse à l’imagination et à l’expérience de chacun pour décrire ce que pourrait être cet enfer.

D’autant que notre planète n’offre que des ressources limitées pour un nombre exponentiel d’individus et il ne sera pas facile de trouver le bon équilibre en la qualité de vie désirée par chacun et le nombre de gens pouvant y accéder. Nous sommes bien loin de toutes ces réflexions mais il faudra bien un jour en poser les bases.

Ou bien imaginer poursuivre notre développement vers d’autres planètes. Mais à ce jour nous entrons dans la science fiction.

 

 

 

Pensées venant

La lecture de l’article intitulé  Pharaon vs Moïse paru dans Dreuze.info le 13/04/2017, m’a conduit à rédiger le texte critique suivant :

Encore une explication des problèmes actuels en refaisant l’histoire. C’est une manie de notre époque de vouloir justifier les situations actuelles en re-fabricant l’histoire pour expliquer ou justifier les positionnements de nos jours. Ce besoin, provenant des USA qui ont besoin de retrouver des racines n’ayant jamais existées ou perdues, quitte à reconstruire un conte en donnant une explication historique qui ne devient plausible et justifiée que par des pseudos conséquences  dans notre époque.

Je constate que jamais l’Histoire n’a jamais autant été manipulée comme alibi  à des conséquences modernes que rien n’explique ni, éventuellement, n’excuse. C’est l’effet qui explique la cause et est justifié par elle. Nous sommes à une époque tellement troublée que le cercle vicieux du raisonnement est la forme la plus utilisée d’explication. Au détriment de toute logique classique. Peut-être est-ce une conséquence de la découverte de la relativité en physique qui vient bouleverser l’histoire humaine. Je crois que la relativité a eu comme une de ses conséquences les plus importantes, une modification de la relation de l’homme dans sa vision de l’univers, de ses modes de pensée et donc du fonctionnement de  son cerveau.

Un procédé similaire est utilisé actuellement en politique, en économie et en traitement de l’information. Nous vivons sur un fond de sables mouvants, ce qui présente l’avantage de déstabiliser tous ceux qui pensent dans la population et affaiblit l’esprit critique de tous et ainsi permettre un Grand Remplacement des anciennes valeurs sans trop fortes oppositions. Ses inconvénients portent sur une faiblesse générale qui peut conduire à une forme sociale de Big Brother et d’esclavagisme à très grande échelle.

Ecrit le 12/04/2017 avant le résultat des élections présidentielles françaises qui font suite  aux élections US qui ont vu la surprise de l’élection de Trump.

Mais que sera l’avenir de tout cela : mondialisme continuant ou régression momentanée en souverainisme afin de laisser place à une mondialisation plus acceptable que l’actuelle accélérée et la destruction des anciennes cultures dans un magma informe d’un nivellement économique et culturel.